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LE PAYS DE CHEZ SWANN OU LA RECHERCHE DU TEMPS PER

LLUMIERELIVE

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Membre du personnel
#1
LE PAYS DE CHEZ SWANN
OU
LA RECHERCHE DU TEMPS PERDU

L'on recherche toujours un idéal
L'on aspire à des faims seigneuriales
L'on poursuit les saveurs de la sève
Et l'on court toujours après un rêve...


Mais lorsqu' ils sont là entre nos mains,
Impuissant, on les laisse s'échapper,
On ne peut les retenir en Écrin,
On ne peut les suspendre, les éthériser...


Telles ces poignées de sable fin qui s'égraineraient
En ne laissant qu'un doux et suave chatouillement,
Telle cette onde que l'on brasserait à contre-courant
Et qui dans un murmure enchanteresse s'évaderait...


Dans l'envoûtement du Pays de chez Swann
Où l'on poursuit fervemment ces litanies
A la recherche d'une vérité diaphane,
A la recherche d'ésotérismes bénis...


Mais cette pendable cécité est bien plus éloquante
Que les cris de nos âmes, les battements de nos coeurs
Et de ces disquisitions profondes et suffocantes
Nous implorons les protagonistes des valeurs...


Les heures de la vie s'égrainent, s'écoulent et se perdent
Dans la recherche de ce que l'on a mais qu'on ignore,
Et en une déconcertante métaphore,
Chimères, pensées allégoriques m'obsèdent...


Le destin de l'homme ne serait-il-pas lié à celui des papillons?
Pour l' Être façonné à l'image de Dieu, multiples désillusions...


D'une chose gluante
Rampante et repoussante,
En l'aspect léthargique,
Après un sommeil chrysalidique,
Une fleur s'envolera
De ce cocon de soie...


De sa vie éphémère,
Orphelin de père, de mère,
Il ne laissera que le souvenir d'un souffle imperceptible
De fécondations incertaines, neutres, impassibles...


Furtive vision d'un essaim de couleurs
Laissée pieusement dans le coeur des fleurs
Qui attachées à la terre
Garderont la souvenance
D'un être pur, d'un être cher...
Dans une infinie clémence
Laissera en mémoire la nostalgique douceur
De la caresse de ses ailes sur leurs pétales,
Du frôlement voluptueux de ces heures,
De ces minutes, de ces secondes baptismales...


Et dans leur âme féminine, la semi-joie de le savoir
Rendu en cendre et en poussière avant qu'il n'ait pu concevoir
Le flétrissement de leur beauté,
L'achèvement de leur nimbée...


L'homme doit se coucher tôt ou tard
Dans sa chrysalide de fatigue,
Ayant perdu ses ailes et tout espoir
Il devra ramper, insipide cochenille,
Sur ce sol impure et insalubre
Qu'il ignorait jadis et ne savait voir,
Dans cet air noir sombre et lugubre
Où il aimerait s'étendre, se prévaloir...


Ô Swann, ne donne jamais le nom de ton pays,
Garde le secrètement, garde le je te prie...
Que le temps perdu n'effleure à jamais
La curiosité impure
La passion parjure...
J'aurais trop peur qu'il ne s'enlise,
J'aurais trop peur qu'il ne s'y brise...


Cet écrit date des année 90, tout en prose, et à ce jour je l'ai mis en vers... Imaginez les difficultés, mais bref, j'en suis satisfaite...


 

route66

Nouveau poète
#3
Elle est bien belle cette poésie !!!
Pas évident à faire en effet !
Bises,
Blanche
 

janu

Maître Poète
#4
un fan du côté "de chez Swann" à une époque ou d'autres ne font plus ces efforts de culture, te dit : Je te découvre et j'en suis béat
bsx