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Egarement

plumesubtile

Poète libéré
#1
J’entends encore à la lisière de ma conscience
Les notes s’inscrire et créer l’univers qui m’entoure
Accompagnant chacun de mes pas avec patience
Multipliant les écarts, pleines de surprises à chaque détours
Que ma vie prend au gré de mes envies
Formant un chemin qui auparavant n’était pas là
Car il suit la logique d’un monde qui n’est pas
Celui où les gens vivent. De jour comme de nuit
Je parcours en tout sens cet espace infini
Bordé par les vagues de mon imagination
Partout où je porte mon regard plein d’ennui
Les merveilles et Chimères lui disent « Sourit »
Elles, à la consistance intangible, le caressent
Lui susurrent de doux mots pour l’apaiser
Afin que les rayons issus de mes yeux lassés
Connaissent enfin la joie et l’allégresse.
Chacune de ces vagues nées des mers sans fin
D’un esprit aux tentacules curieux
Composent une ode attirant le Malin
Regard hors de son carcan malheureux.
Elles se foutent de la métrique ou de la mesure
Elles rient au nez des critiques assassines
Bafouent et assaillent les maîtres de la censure
Esquivant avec grâces chacune de leurs épines
Elles tonnent et proclament de leurs majestés
Le droit d’être et d’oser
De composer sans cadre ni limite
L’hymne d’un cœur au bord de la faillite.
Ces notes, cellules d’un chant à la gloire
De l’hère miséreux qui parcoure
Monts et Vallées immergés de désespoirs
Sans le moindre recours
Donnent la mesure d’un palpitant à l’agonie
Massage au rythme décousu dénué de sens
Lui rappelant que ce sont les folies
Qui nous entraînent dans les plus belles des danses.
Je tends l’oreille, j’ouvre grand les yeux
Je vois danser les sons dans les airs
Sur la terre et former bienheureux
Arbres et oiseaux et cigales et chats au sourire débonnaire
Je les sens jusqu’aux tréfonds de mon âme
Vibrer de cette stupide envie d’agir
Sans mesure sans raison sans contrainte
Guidés uniquement par le plaisir
De tourbillonner libre, entrechat, croisés et feintes
Elles courent, elles sautent et surtout
Elles tombent et roulent dans la boue
Belles dans la souillure de l’échec qui lui colle
Comme une seconde peau qui la pare
D’une allure humaine bien qu’un peu folle
Qui vous pète à la gueule sans crier gare.
Puis des ailes de la de do et de bémol
Lui poussent aux tempes dans un geyser d’idées
Elles brillent, étincellent, caracolent
Toutes excités de partir planer
Loin, si loin des pensées si terre à terre
Qu’idiot de moi je commençais
A prendre racine sans rien y faire
Que de rêver que je m’en allais.
Mais fi de la grisaille, je déchire la trame
D’un coup de plume coloré
Du bleu au rouge, c’est une flamme
Qui est prête à tout consumer.
Idées noires, idées troubles, idées fixes
Je compose désormais ma vie sans astérisque
Nul besoin de comprendre il faut prendre des risques
Parcourir le monde, provoquer des rixes
De mots qu’on invoque pour combler le vide
D’un ciel intellectuel où pas la moindre étincelle
D’intelligence n’apparait. On disparut les rebelles
Qui combattait mors aux dents contre les brides
Qu’ils portaient pauvres chevaux de bâts
Tout juste bon à labourer un champ stérile
De conversation pauvre et de débats
Entre crétins, abrutis, sans cervelle et débiles.
Fi de cette servilité, ouvrez grands et tendez
Vos esgourdes misérables bêtes
Au chant qui carillonne, qui reflète
L’âme que l’on a perdue depuis des années.
Il se glisse le long de nos joues, tout contre
Nos lèvres qui sont restées trop longtemps scellés
Tendrement il se porte à la rencontre
De nos gorges qui se sont asséchés.
D’un doux baisé il nous rend nos voix
Fini les braillements et hennissements !
Sonnez l’hallali ! Écoutez les misérables aux abois
Qui entendent de nos cœurs libres le chant.

Enfin, tout ça ce ne sont que des conneries
Issues de mon esprit malade et insomniaque
J’espère que vous avez apprécié la compagnie
De mes pensées malsaines et démoniaques.
Un petit tour, je me fais guide touristique,
D’un univers qui ne ressemble à aucun
Il n’existe pas mais je suis du genre alogique
Et je me fout des règles du commun.
 
Dernière édition:

iboujo

Maître Poète
#2
me suis imprégnée ..je repasse..

une longue tyrade à décortiquer
..je m'éveille .. raison de mon engourdissement
a toute à l'heur..jj
 

janu

Maître Poète
#3
Un long plaidoyer pour : "chacun sa route ou son chemin"...
Cordialement