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Décadence

DawnOfDeath

Nouveau poète
#1

Je tourne sans fin dans le blanc lessiveu,
Hurlant ma décadence à genou devant eux.
Je savais avant même d'en arriver là,
Les souffrances qui tourmenteraient mes pas.
Mais je devais l'effacer, cette violente haine,
Que ce soit de ma main noyée dans la peine,
Ou de cet entrelacs de fer aérés à tué,
Qui tranchait les lambeaux de chairs entremêlées.
Je tremble encore, hanté par ma folie,
A leurs sourdes oreilles que n'atteignent mes cris.
J'ai vendu mon âme et mon coeur donné,
Et pourtant aujourd'hui à leurs yeux harassés,
Seule cette nature de fou qui s'est assassiné,
Semble luire toujours et à jamais me tuer.
Pourquoi jugez-vous sans rien vouloir comprendre?
Parfois les fous peuvent beaucoup apprendre.
Je n'ai rien demandé, ni a vous ni aux autres,
Alors pourquoi vouloir de vous faire mes apôtres?
Est-ce vraiment faire appelle a sa raison,
Que de me condamné sans aucun compassion?
Alors que c'est bien moi qui ai vendu mon âme
Et pour tout réparé m'ai conduit au drame.
Ceux pour qui j'ai oeuvré sans repos, sans regret

Peuvent-ils oublier tout ce que j'ai donné?
Toutes les souffrances qui signent ma folie,
Sont de tout vos malheurs les bien funestes fruits,
Je les ais en mon sein tous emprisonnés,
Livrant mon coeur à leurs mains acérées,
J'ai voulu vous aider et porter vos douleurs,
Et pourtant aujourd’hui peu importe mes pleurs.
Je l'avais fait pour vous et me voila mourant,
Enchaîné à mon coeur qui mourra en dément.

Je n'attendais ni pitié, ni compassion de vous,
Mais pas que l'on m’enferme, sans m'entendre, comme fou.
Je deviens plus que fou, pleurant mon amère douleur.
Mes joues sont rongées comme parle sel de ses heurts.
Je me meurs, je me ronge, je me tue, je m'écorche,
Je me rends, je me brûle, je fond et m'embroche.
Pitié, a vos genoux je vous implore encore,
Sauvez moi de ce supplice! Ecoutez donc la mort!
Je suis hanté par l'horreur, regardez mon corps,
Regardez cette loque rongée par les efforts!
Je ne peux plus lutter, votre silence m'accable.
Pitié, pitié, regardez mon visage affable!
]ais voyez les dégâts qui m'empêchent de vivre,
Ecoutez les délires d'une âme bientôt morte ivre.
Goûtez dont moi se sang qui macule ma peau,
Et respirez ma chair qui ruisselle de maux.
Comme dans une prison mon coeur sans cesse faiblis,
Et je vois chaque jour s'enfuir un peu ma vie.
Mes cris bien trop lointains ne résonnent qu'à peine,
Et tout autour de moi se resserre mes chaînes.
Putride allégeance qu'a prononcée mon âme,
Quand de tout sa furie l'a habité le blâme.
Ma torture sans nom ne connaît nulles lois,
Autre que celle de tout arracher en moi.
Et l'odieuse solitude qui cultive ma lèpre,

Trouve toujours soutient en vos geste bien âpres.
Regardez bien tous une dernière fois,
Cette loque humaine qui un jour fût moi,
Cette douleur suprême qui a fuit toute foi.
Voyait donc se regard dévoré et craché,
Vidé de tout espoir et au mal donné.
Ce sont vous les coupables!
Vous dont les tortures guéri par se semblant humain
Ont été oubliées et rongent mon destin,
Alors pillé par tous et vendu par vos peurs,
Me voila devant vous, et sachez des horreurs,
Qui me rongent aujourd'hui et font vivre vos coeur,
Qu'elles sont toutes le reflet de vos âmes libérées.
Et l'amas étourdi qui hurle son supplice,
N'est autre qu'un homme rongé par vos vices...