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-----> CE CONTE DE FEES <-----

#1
C’est l’histoire d’une princesse, qui a pour amie la détresse
Et d’un prince seul au monde dans sa grande forteresse
C’est l’histoire de deux mondes qui n’ont pas de tendresse
Où règnent la peur, la honte et leur sœur nommée tristesse
Cette princesse au regard qui perce, n’attends que son signe
Elle surveille l’horizon sans en contempler les belles lignes
Il perd ses pensées pour elle dans un ciel qui scintillent
Il est prêt à partir la rejoindre, peu importe s’il y périt
Il voudrait lui écrire, mais les mots eux-mêmes lui mentent
Il voudrait pouvoir lui murmurer, que sa beauté l’enchante
Elle, loin, abandonnée de la vie, ne lui reste que sa patience
Elle aimerait tant s’envoler vers lui lorsque le vent chante
C’est si dur de l’attendre, lorsque les autres rient de sa peine
C’est si dur d’être une femme lorsque son amour n’est que rêve
Sans attendre il se prépare à traverser toutes les plaines
Il va partir la rejoindre, elle, cette femme qu’il aime


Cela fait deux jours qu’il voyage seul dans la nuit
Avec l’image de sa bien-aimée en unique envie
Elle pense à lui, comme son amour elle subit
Cette longue route jusqu'à ce que leurs cœurs se réunissent
Elle n’en peut plus de cette ennui, noyé dans ces larmes
Elle ne veut plus de cette vie, écorché par tant de drames
Il se meurt dans un désert cruel, affamé sur son cheval
Il se demande s’il arrivera à tant pour épouser cette femme
Le soleil sur lui s’acharne, il brule mais dans son malheur
Il sait que de l’autre côté l’attend la pureté d’un cœur
Elle l’appelle du haut d’une sombre tour, comme son ame sœur
Elle ne peut s’empecher de penser qu’ailleurs son amour meurt
Elle a tant craint que jamais ne puisse survenir ce syndrome
Ou ses sentiments pourraient résonner comme sous un grand dôme
Il s’accroche et combat la peur, il s’approche de son royaume
Il a passé bien des épreuves, surpassé ses fantômes


Le voilà aux portes d’un château plus grand que ses espoirs
La voilà heureuse de tout quitter pour la première fois
Le voilà fier et grand comme lorsqu’il deviendra ce roi
La voilà frêle et douce touchée par tant de doux pouvoir
Elle le retrouve lui qui anima tant de rêves sans fin
Il la trouve plus belle que sur n’importe lequel de ses dessins
Elle le retrouve faible devant l’amour comme s’il n’était rien
Il n’a de cesse de l’aimer plus qu’il n’aurait pu le craindre
Tous deux ne se disent que des choses simples, mais si vraies
Des choses qu’on ne dit que lorsqu’on aime plus qu’il n’y parait
Tous deux se touchent lentement se découvrent et se caressent
Il n’y à plus ce vide infini qu’il y a longtemps les séparait
Maintenant au grand jour ils s’aiment, rien ne les séparera
Ils ne feront plus qu’un et de leur véritable amour naitra
Une jeune prince qui vivra la difficulté de cette histoire
Et qui comprendra que les limites de l’amour n’existent pas