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AU COEUR DE L'HIVER

LLUMIERELIVE

Moderator
Membre du personnel
#1
Au cœur de l’hiver

au coeur de l'hiver.jpg

La nature s’est imposée un bref repos,
Blottie en jupière de givre elle sommeille,
Languissante, flétrie et fanée telle orseille
Elle semble inerte en l’attente d’un a tempo,

Desséché, boiteux, rabougri, ratatiné,
L’humain n’est que caricature de lui-même,
Rendu difforme, chafouin, estropié et blême
Il craint le son du glas qui lui est destiné,

La nature reverdira, refleurira,
Offrira à nouveau les fruits de sa semence
En les germes chromatiques de succulence,
L’avenir d’immuables saisons sourira,

Mais le vieil humain ne se relèvera pas,
Il s’attend, s’apprête et se prépare à mourir,
Sa chair flasque à jamais exsangue va pourrir,

Chioné et Morana vont signer son trépas.
 

Thomas111

Maître Poète
#2
Belle lecture, bravo.

https://vertjean.wordpress.com/2017/01/26/deesse-du-grand-froid/

♦ Chioné, divinité de la neige ou blanche neige dans la mythologie grecque.
Il existe deux Chioné dans la mythologie grecque, la première est fille de Borée (dieu du vent du nord), elle eu un fils qui fut élevé par Poséidon. La seconde fut aimé d’Hermès et d’Apollon, elle s’en venta à Artémis qui la tua d’une flèche. Son père Dédalion se jeta d’une falaise à l’annonce, il fut transformé en faucon pour éviter qu’il meurt.

♦ Morana, déesse dans la mythologie slave. Elle apporte l’hiver, la maladie et les cauchemars.
Dans plusieurs pays Slaves (Slovaquie, Pologne…) il est toujours de coutume de faire un sacrifice pour que le printemps revienne. Donc, il noie une mannequin « la Marzanna » dans une rivière. En France, on retrouve un fête identique, qui est le carnaval (mardi gras), on brûle le mannequin pour les même raison.


:)
 
#4
Au cœur de l’hiver

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La nature s’est imposée un bref repos,
Blottie en jupière de givre elle sommeille,
Languissante, flétrie et fanée telle orseille
Elle semble inerte en l’attente d’un a tempo,


Desséché, boiteux, rabougri, ratatiné,
L’humain n’est que caricature de lui-même,
Rendu difforme, chafouin, estropié et blême
Il craint le son du glas qui lui est destiné,


La nature reverdira, refleurira,
Offrira à nouveau les fruits de sa semence
En les germes chromatiques de succulence,
L’avenir d’immuables saisons sourira,


Mais le vieil humain ne se relèvera pas,
Il s’attend, s’apprête et se prépare à mourir,
Sa chair flasque à jamais exsangue va pourrir,

Chioné et Morana vont signer son trépas.
Blottie en jupière de givre
Au cœur de l’hiver

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La nature s’est imposée un bref repos,
Blottie en jupière de givre elle sommeille,
Languissante, flétrie et fanée telle orseille
Elle semble inerte en l’attente d’un a tempo,


Desséché, boiteux, rabougri, ratatiné,
L’humain n’est que caricature de lui-même,
Rendu difforme, chafouin, estropié et blême
Il craint le son du glas qui lui est destiné,


La nature reverdira, refleurira,
Offrira à nouveau les fruits de sa semence
En les germes chromatiques de succulence,
L’avenir d’immuables saisons sourira,


Mais le vieil humain ne se relèvera pas,
Il s’attend, s’apprête et se prépare à mourir,
Sa chair flasque à jamais exsangue va pourrir,

Chioné et Morana vont signer son trépas.
"Blottie en jupière de givre"
Superbe poème...
 

Polymnie2

Maître Poète
#5
La nature sera toujours plus forte que l'homme!
elle reprend le dessus toujours plus belle
l'être se la dispute en force et querelle
perdant de son élégance grimacera à l'ombre!

Je ne sais si j'ai compris, dans la beauté de ton poème,
mais il n'y a pas de haine en la nature
alors que l'homme mais des chaînes à notre ceinture!

Bises Murielle, Poly