marcmarseille
Nouveau poète
Vous étiez laide, Madame,
En ce temps où j’étais enfant.
Le temps avait griffé votre visage,
Les jours avaient noyé vos yeux,
D’un flot d’humiliation.
Vous me faisiez peur, Madame,
En ce temps où j’étais enfant.
Lorsque vous passiez à côté de moi,
Marmottant sourdement,
Ce que je croyais incantations de sorcière.
Je vous méprisais, Madame,
En ce temps où j’étais enfant.
Parce qu’un jour, partant à l’école,
Avaler ma ration de culture,
Je vous avais aperçue,
Vêtue de pauvreté, penchée sur une poubelle.
Et puis, j’ai compris, Madame,
Un jour de ce temps où j’étais enfant,
Quand on m’a parlé d’un temps,
Où de sinistres trains,
Emmenaient mari et enfants,
Vers de brumeux voyages,
Sans retour…
Et puis, j’ai compris, Madame,
Un jour de ce temps où j’étais enfant,
Où l’on m’a parlé de guerre, de peur,de haine
Et de folie des hommes…
Je vous demande Pardon ou plutôt,
Je vous pardonne,
De m’avoir arraché à mes rêveries d’enfant,
Naivement heureux...
Mais j’aurai aimé vous haïr,
De m’avoir enseigné le malheur …
En ce temps où j’étais enfant.
Le temps avait griffé votre visage,
Les jours avaient noyé vos yeux,
D’un flot d’humiliation.
Vous me faisiez peur, Madame,
En ce temps où j’étais enfant.
Lorsque vous passiez à côté de moi,
Marmottant sourdement,
Ce que je croyais incantations de sorcière.
Je vous méprisais, Madame,
En ce temps où j’étais enfant.
Parce qu’un jour, partant à l’école,
Avaler ma ration de culture,
Je vous avais aperçue,
Vêtue de pauvreté, penchée sur une poubelle.
Et puis, j’ai compris, Madame,
Un jour de ce temps où j’étais enfant,
Quand on m’a parlé d’un temps,
Où de sinistres trains,
Emmenaient mari et enfants,
Vers de brumeux voyages,
Sans retour…
Et puis, j’ai compris, Madame,
Un jour de ce temps où j’étais enfant,
Où l’on m’a parlé de guerre, de peur,de haine
Et de folie des hommes…
Je vous demande Pardon ou plutôt,
Je vous pardonne,
De m’avoir arraché à mes rêveries d’enfant,
Naivement heureux...
Mais j’aurai aimé vous haïr,
De m’avoir enseigné le malheur …