bibitte55
Nouveau poète
A toute personne
Comme à personne,
Malgré peut-être votre ennui,
Je souhaite pousser un cri,
Pas de ceux qui libèrent,
Plutôt celui baigné de colère,
Celle qui, mélangée à la surprise,
Continue de me blesser, m'épuise.
Depuis tout ce temps,
Où à 5 ans je devais déjà être grand,
Où à 10 ans je retrouve le sourire
Mais où à 15 ans je ne pense qu'à mourir.
Malgré tout ce que j'ai vécu,
J'avais moins peur en la vie et ses abus;
Elle a vu dans mon corps cette lame
Mais a pourtant cautionné ce drame.
Ce n'était pas l'argent que je voulais,
Pas même la reconnaissance ou la notoriété,
Je voulais juste combattre ces démons
Qui ont pris mes pensées pour maison...
Dès que je crois qu'ils dorment,
Ils reviennent plus forts sous d'autres formes.
Le pire, c'est que je ne suis pas heureux
Mais qu'il faut que je m'estime chanceux
De ne pas avoir succombé
A la plus profonde de mes plaies.
Désolé de ne pas avoir ma peau et mes yeux jaunis,
De ne pas voir une seringue sur mon bras endolori,
Mais regardez-moi un peu dans les yeux,
Moi je ne peux plus même si je le veux...
Depuis qu'il a fallu que je survive
Au prix de multiples dérives,
J'ai du mal à goûter au bonheur
Même si je suis dans beaucoup de coeurs;
Tout simplement je n'arrive pas à oublier
Mais comment y arriver?
Je revois encore la détresse dans les yeux de ma mère
Et ma mort dans ceux de mon père;
Je me suis vu tellement bas
Avec tous ces regards braqués sur moi...
Quand je contemplais la vie de mes amis, son charme,
Je luttais pour contenir mes larmes;
Quand je tentais de vivre la mienne pleinement,
Je voyais devant moi un dessin "bon rétablissement";
Chaque bon moment d'existence est une victoire
Quand on pense ne vivre que le quart...
Maintenant que dois-je faire?
Te dire que c'est de "bonne guerre"?
Tirer un trait sur mon enfance
Qui n'a été faite que d'espérance?
Tenter de chasser mon amertume,
Me dire que perdre sa confiance c'est la coutume?
Dans ce monde où il y a tant de beaux paysages,
Tu as quand même traversé les âges
Et tu continueras à pourrir certaines vies
Mais ne t'attends pas à ce que je me dise "tant pis".
Tu as sûrement volé plusieurs de mes espoirs,
Tu n'enlèveras jamais ma haine pour toi dans mon regard,
Toi le plus grand des supplices,
Toi la maladie, l'injustice.
Comme à personne,
Malgré peut-être votre ennui,
Je souhaite pousser un cri,
Pas de ceux qui libèrent,
Plutôt celui baigné de colère,
Celle qui, mélangée à la surprise,
Continue de me blesser, m'épuise.
Depuis tout ce temps,
Où à 5 ans je devais déjà être grand,
Où à 10 ans je retrouve le sourire
Mais où à 15 ans je ne pense qu'à mourir.
Malgré tout ce que j'ai vécu,
J'avais moins peur en la vie et ses abus;
Elle a vu dans mon corps cette lame
Mais a pourtant cautionné ce drame.
Ce n'était pas l'argent que je voulais,
Pas même la reconnaissance ou la notoriété,
Je voulais juste combattre ces démons
Qui ont pris mes pensées pour maison...
Dès que je crois qu'ils dorment,
Ils reviennent plus forts sous d'autres formes.
Le pire, c'est que je ne suis pas heureux
Mais qu'il faut que je m'estime chanceux
De ne pas avoir succombé
A la plus profonde de mes plaies.
Désolé de ne pas avoir ma peau et mes yeux jaunis,
De ne pas voir une seringue sur mon bras endolori,
Mais regardez-moi un peu dans les yeux,
Moi je ne peux plus même si je le veux...
Depuis qu'il a fallu que je survive
Au prix de multiples dérives,
J'ai du mal à goûter au bonheur
Même si je suis dans beaucoup de coeurs;
Tout simplement je n'arrive pas à oublier
Mais comment y arriver?
Je revois encore la détresse dans les yeux de ma mère
Et ma mort dans ceux de mon père;
Je me suis vu tellement bas
Avec tous ces regards braqués sur moi...
Quand je contemplais la vie de mes amis, son charme,
Je luttais pour contenir mes larmes;
Quand je tentais de vivre la mienne pleinement,
Je voyais devant moi un dessin "bon rétablissement";
Chaque bon moment d'existence est une victoire
Quand on pense ne vivre que le quart...
Maintenant que dois-je faire?
Te dire que c'est de "bonne guerre"?
Tirer un trait sur mon enfance
Qui n'a été faite que d'espérance?
Tenter de chasser mon amertume,
Me dire que perdre sa confiance c'est la coutume?
Dans ce monde où il y a tant de beaux paysages,
Tu as quand même traversé les âges
Et tu continueras à pourrir certaines vies
Mais ne t'attends pas à ce que je me dise "tant pis".
Tu as sûrement volé plusieurs de mes espoirs,
Tu n'enlèveras jamais ma haine pour toi dans mon regard,
Toi le plus grand des supplices,
Toi la maladie, l'injustice.