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Visage d'automne

Sabbath

Grand poète
Par delà ma fenêtre,
Mon regard se pose mélancoliquement sur ce décor boisé,
Où les feuilles jaunissent pour revêtir timidement leur robe rouge flamboyante,
Dans si peu de temps, elles se faneront et bruniront pour s'en aller dès que le vent, trop fort pour elles, soufflera.
Au gré de quelques brises, elles virvolteront, tournoyeront créant une danse inconnue, pour disparaître de mon champ de vision tel des petits rats d'opéra quittant la scène.
Quand l'aube pointera le bout de son nez, j'apercevrai quelques gouttes de givre sur l'herbe, teintant son vert si éclatant en vert pâle.
Mon souffle sur le carreau brouillera ma vue car dehors déjà il fera si froid.
Ma mélancolie se transforme peu à peu en tristesse déprimante à la recherche des jours éclatant de l'été.
Ô mon été, où es-tu ?
Je t'ai à peine tourné le dos, un simple mouvement d'épaule, et tu t'éloignes.
J'aimerai te garder, te protéger du temps qui passe,
Tes rayons si ardents jadis peinent à rosir mes joues.
A présent, les jours s'éteignent bien avant l'heure du coucher, me laissant perplexe devant mes souvenirs radieux.
La saison avance, d'un pas nonchalant mais certain.
Bientôt des pluies giffleront mes fenêtres troublant mes rêves ensoleillés et joyeux,
Le vent grondera dans les volets, imposant un rythme s'apparentant aux tic-tac des aiguilles du temps qui fuit.
Mon visage se reflètera devant ce manège insaisissable, terne, gris et creusé par de minuscules raidillons dessinés par les ombres fuyantes des jours heureux.
Ô Dieu ! Pourquoi as-tu crée les saisons ?
Je n'aime pas l'automne car elle me fait penser à tous mes regrets, à tous mes buts qui n'auront plus assez de temps pour être atteints.
Elle nous prépare à l'hiver et je ne suis pas encore prête !
Donne-moi un été indien que je puisse voir sereinement mon lendemain !
 
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