francoisjoseph
Nouveau poète
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Violence
Ça peut-être un regard qui vous tue
Vous déshabille vous met à nu
Vous accuse même d’exister
Vous reproche d’être né
Et annihile toute volonté
Ça peut-être des mots une phrase
Je vais te tuer vomi
Par celui qui doit vous aimer
Qui vous détruit vous écrase
Et qui vous laisse anéantit
C’est une course folle dans un pré
Pour vivre lui échapper
À sa violence se dérober
C’est une cachette enfin trouvé
Allonger enfoui sous des orties
Ou épuisé je me suis endormi
Avec une planche comme couvre lit
C’est encore des cris Henri..Henri
Mes sœurs me cherchent à corps et à cris
C’est des coups assenés
Sur un corps terrorisé
C’est des larmes d’une femme soumise
Qui ne peut maitriser la crise
Qui à mal à son enfant
Qui hurle mais il ne l’entend
C’est la joie de voir mon père mort
Croire et espérer un autre bonheur
J’ai douze ans je rentre en adolescence
J’ai douze ans je n’ai pas eu d’enfance