benoit la plume
Maître Poète
VIN ARMÉNIEN
Tu buvais du vin arménien
Pour te donner l’air à la mode.
Contre courant, le look martien,
Tu connaissais à fond les codes.
Ton décalé aux cheveux rouges,
Moi informe en habits bizarres,
Fallait-il que tout tangue, tout bouge
En ce grand vent, en ce blizzard ?
On était jeune, une herbe verte,
Groupie à la Léo Ferré.
Et nos ainés nous courraient, certes,
Vieux Limousins, vues de Guéret.
Leurs souvenirs en noir et blanc,
Leur mémoire qui se fatigue
Prenait le goût un peu troublant
De la confiture à la figue.
Aujourd’hui nous voici plus vieux,
On ne voit plus comme autrefois
Nos lendemains, et en furieux
On se crie qu’on n’est pas de bois.
Papillons colorés s’envolent
Aux fleurs des prairies de Juin ,
Peut-être après se poseront
Sur le col de ta robe en lin.
Il en faut peu pour s’émouvoir.
Tous les passants des grandes villes
Le savent bien quand vers le soir
Le bonheur se fait volatile.
La pire crapule sait s’émouvoir
Si tout à coup incidemment
Se pose en bleu sur sa mémoire
L’image floue de sa maman.
Pourquoi faut-il qu’en bohémien
On se déleste au fil des jours
De ce qui nous faisait du bien,
Mais qu’on renie en non retour ?
Tu buvais du vin arménien
Pour te donner l’air à la mode,
Contre courant, le look martien,
Tu connaissais à fond les codes.
Tu buvais du vin arménien
Pour te donner l’air à la mode.
Contre courant, le look martien,
Tu connaissais à fond les codes.
Ton décalé aux cheveux rouges,
Moi informe en habits bizarres,
Fallait-il que tout tangue, tout bouge
En ce grand vent, en ce blizzard ?
On était jeune, une herbe verte,
Groupie à la Léo Ferré.
Et nos ainés nous courraient, certes,
Vieux Limousins, vues de Guéret.
Leurs souvenirs en noir et blanc,
Leur mémoire qui se fatigue
Prenait le goût un peu troublant
De la confiture à la figue.
Aujourd’hui nous voici plus vieux,
On ne voit plus comme autrefois
Nos lendemains, et en furieux
On se crie qu’on n’est pas de bois.
Papillons colorés s’envolent
Aux fleurs des prairies de Juin ,
Peut-être après se poseront
Sur le col de ta robe en lin.
Il en faut peu pour s’émouvoir.
Tous les passants des grandes villes
Le savent bien quand vers le soir
Le bonheur se fait volatile.
La pire crapule sait s’émouvoir
Si tout à coup incidemment
Se pose en bleu sur sa mémoire
L’image floue de sa maman.
Pourquoi faut-il qu’en bohémien
On se déleste au fil des jours
De ce qui nous faisait du bien,
Mais qu’on renie en non retour ?
Tu buvais du vin arménien
Pour te donner l’air à la mode,
Contre courant, le look martien,
Tu connaissais à fond les codes.