Filiatus
Maître Poète
Brigand, bagnard, indicateur
De police, puis policier
Puis inspecteur, puis directeur
Enfin, détective privé
Entre Hugo et Jules Verne
Entre "Jean Valjean" et "Némo"
Entre merveilleux et moderne
François Vidocq est ce héros
François Vidocq naît à Arras
Comme Robespierre en son temps
Bien que de la même paroisse
Ils ne sont pas du même camp
Les Vidocq sont des gens modestes
Le père est maître-boulanger
Et parfois ils mangent les restes
Quand le père n'a plus de blé
Rusé, bagarreur, intrépide
Il passe son temps à cogner
Et frôle si près l'homicide
Qu'on se décide à l'enfermer
À dix-sept ans, il cambriole
La maison de ses grands-parents
Et avec son riche pactole
En Belgique il fiche le camp
Arrivé dans le port d'Ostende
Il veut partir pour l'Amérique
Lorsqu'il tombe sur une bande
Qui lui dérobe tout son fric
Alors, comme l'argent lui manque
Pour revenir dans son pays
Il se transforme en saltimbanque
Dans un cirque avec des "Ch'timis"
Lorsque son passé le rattrape
François s'engage dans l'armée
Et à Valmy comme à Jemappes
Il se bat tel un vrai guerrier
Mais sa fougue sempiternelle
Sa frénésie accoutumée
Sa manie de se battre en duel
Le font renvoyer de l'armée
Trois mois plus tard François rencontre
Marianne Louise Chevalier
Quand son ventre est rond et le montre
Il doit vite se marier
S'apercevant que la petite
Lui avait joué la comédie
Séance tenante, il la quitte
Lui fauchant ses économies
Il reprend sa vie d'aventures
De chantage et d'escroquerie
Tandis qu'un flot de sang impur
Abreuve les rues de Paris
En mil sept cent quatre vingt-seize
En Belgique, il se fait pincer
Remis aux instances françaises
Au bagne, il s'entend condamner
Incorporé dans une chaîne
Qui doit piétiner jusqu'à Brest
François Vidocq cherche une aubaine
Pour éviter ce sort funeste
Après trois semaines de bagne
Il réussi à s'évader
Il se cache dans les campagnes
Mais est de nouveau arrêté
Lors, à Toulon on l'incarcère
D'où il s'évade en mil huit cent
Cette fois-ci, il persévère
Sa cavale dure neuf ans
Lorsque de nouveau on l'arrête
Vidocq propose ses services
Pour être auxiliaire d'enquête
Indicateur de la police
L'idée, bien que dure à admettre
Par le préfet, est approuvée
Et dans la prison de Bicêtre
Vidocq se met à moucharder
Il remplit si bien sa besogne
Que le ministre le gracie
Et dans la foulée, sans vergogne
À la police l'associe
À la tête d'une brigade
D'anciens condamnés comme lui
Il traque de vieux camarades
Qu'il fait tomber comme des fruits
Ces méthodes peu orthodoxes
Lui valent de nombreux succès
Si bien que, c'est un paradoxe
Il est aimé par les Français
Ses ennemis sont dans la pègre
Mais au gouvernement aussi
Et la presse pisse-vinaigre
Du soir au matin l'injurie
Vidocq, en mil huit cent vingt-sept
Agacé, rend son tablier
Et profite de sa retraite
Pour écrire son épopée
Avec l'argent qu'il récupère
Vidocq crée une société
Une agence extra-policière
De détectives, dits privés
Son entreprise est florissante
Il a des clients à gogo
Et les artistes le fréquentent
Tels Dumas, Balzac et Hugo
En mil huit cent quarante-six
À soixante et onze ans passés
Il abandonne la police
Pour devenir conférencier
En mil huit cent quarante-huit
Le bougre reprend du service
D'une manière peu licite
Mais qui amuse la police
Tandis que Paris se révolte
Vidocq se laisse incarcérer
Pour mieux débusquer, désinvolte
Les meneurs chez les émeutiers
Une maladie infectieuse
Le frappe insidieusement
Mais, de façon miraculeuse
Il s'en sort à quatre-vingts ans
Le vieil homme a perdu sa femme
Et pour amenuiser ses pleurs
Il couche de candides dames
Sur des testaments sans valeur
En mil huit cent cinquante-sept
Il décède paralysé
Et sur la céleste sellette
Le mouton trouve son berger
De police, puis policier
Puis inspecteur, puis directeur
Enfin, détective privé
Entre Hugo et Jules Verne
Entre "Jean Valjean" et "Némo"
Entre merveilleux et moderne
François Vidocq est ce héros
François Vidocq naît à Arras
Comme Robespierre en son temps
Bien que de la même paroisse
Ils ne sont pas du même camp
Les Vidocq sont des gens modestes
Le père est maître-boulanger
Et parfois ils mangent les restes
Quand le père n'a plus de blé
Rusé, bagarreur, intrépide
Il passe son temps à cogner
Et frôle si près l'homicide
Qu'on se décide à l'enfermer
À dix-sept ans, il cambriole
La maison de ses grands-parents
Et avec son riche pactole
En Belgique il fiche le camp
Arrivé dans le port d'Ostende
Il veut partir pour l'Amérique
Lorsqu'il tombe sur une bande
Qui lui dérobe tout son fric
Alors, comme l'argent lui manque
Pour revenir dans son pays
Il se transforme en saltimbanque
Dans un cirque avec des "Ch'timis"
Lorsque son passé le rattrape
François s'engage dans l'armée
Et à Valmy comme à Jemappes
Il se bat tel un vrai guerrier
Mais sa fougue sempiternelle
Sa frénésie accoutumée
Sa manie de se battre en duel
Le font renvoyer de l'armée
Trois mois plus tard François rencontre
Marianne Louise Chevalier
Quand son ventre est rond et le montre
Il doit vite se marier
S'apercevant que la petite
Lui avait joué la comédie
Séance tenante, il la quitte
Lui fauchant ses économies
Il reprend sa vie d'aventures
De chantage et d'escroquerie
Tandis qu'un flot de sang impur
Abreuve les rues de Paris
En mil sept cent quatre vingt-seize
En Belgique, il se fait pincer
Remis aux instances françaises
Au bagne, il s'entend condamner
Incorporé dans une chaîne
Qui doit piétiner jusqu'à Brest
François Vidocq cherche une aubaine
Pour éviter ce sort funeste
Après trois semaines de bagne
Il réussi à s'évader
Il se cache dans les campagnes
Mais est de nouveau arrêté
Lors, à Toulon on l'incarcère
D'où il s'évade en mil huit cent
Cette fois-ci, il persévère
Sa cavale dure neuf ans
Lorsque de nouveau on l'arrête
Vidocq propose ses services
Pour être auxiliaire d'enquête
Indicateur de la police
L'idée, bien que dure à admettre
Par le préfet, est approuvée
Et dans la prison de Bicêtre
Vidocq se met à moucharder
Il remplit si bien sa besogne
Que le ministre le gracie
Et dans la foulée, sans vergogne
À la police l'associe
À la tête d'une brigade
D'anciens condamnés comme lui
Il traque de vieux camarades
Qu'il fait tomber comme des fruits
Ces méthodes peu orthodoxes
Lui valent de nombreux succès
Si bien que, c'est un paradoxe
Il est aimé par les Français
Ses ennemis sont dans la pègre
Mais au gouvernement aussi
Et la presse pisse-vinaigre
Du soir au matin l'injurie
Vidocq, en mil huit cent vingt-sept
Agacé, rend son tablier
Et profite de sa retraite
Pour écrire son épopée
Avec l'argent qu'il récupère
Vidocq crée une société
Une agence extra-policière
De détectives, dits privés
Son entreprise est florissante
Il a des clients à gogo
Et les artistes le fréquentent
Tels Dumas, Balzac et Hugo
En mil huit cent quarante-six
À soixante et onze ans passés
Il abandonne la police
Pour devenir conférencier
En mil huit cent quarante-huit
Le bougre reprend du service
D'une manière peu licite
Mais qui amuse la police
Tandis que Paris se révolte
Vidocq se laisse incarcérer
Pour mieux débusquer, désinvolte
Les meneurs chez les émeutiers
Une maladie infectieuse
Le frappe insidieusement
Mais, de façon miraculeuse
Il s'en sort à quatre-vingts ans
Le vieil homme a perdu sa femme
Et pour amenuiser ses pleurs
Il couche de candides dames
Sur des testaments sans valeur
En mil huit cent cinquante-sept
Il décède paralysé
Et sur la céleste sellette
Le mouton trouve son berger