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Victor de Broglie revisité (1785-1870)

  • Auteur de la discussion Auteur de la discussion Filiatus
  • Date de début Date de début

Filiatus

Maître Poète
Victor de Broglie.jpg
Ami lecteur, le nom Broglie
Ville entre Lisieux et Verneuil
Paradoxalement se lit
"Broglie" mais se prononce "Breuil"

Ainsi dès le premier coup d'œil
En appliquant ce processus
"De Broglie" deviendra "de Breuil"
Malgré une syllabe en plus

Achille Victor est un noble
Qui naît sous la Révolution
Et les nobles étaient ignobles
Pour les pauvres sans-caleçons

Je veux dire les sans-culottes
Vous aurez rectifié j'espère
Mais ces soi-disant patriotes
Sous la Terreur ont tué le père

La mère elle est incarcérée
Dans une prison de Vesoul
Mais réussit à s'échapper
Avec ses enfants dans la foule

Elle est de retour au pays
En l'an trois ou bien en l'an quatre
Et très vite se remarie
Avec un sang-bleu acariâtre

Il éduque notre héros
À sa pensée contestataire
Mais avec un certain brio
Il lui fait fructifier ses terres

Victor fait de telles études
Que le diplôme qu'il reçoit
Lui confère les aptitudes
D'auditeur au Conseil d'État

De vingt-cinq jusqu'à vingt-sept ans
Il est attaché d'ambassade
Puis remarqué par Talleyrand
Vers le pouvoir il monte en grade

En février mil huit cent-seize
Dans la capitale il s'installe
Pour épouser une Française
Fille de Madame de Staël

Au niveau de la politique
Victor est dans l'opposition
Jusqu'au dénouement dramatique
De la double Restauration

Quand Louis-Philippe lui succède
Victor réclame un maroquin
L'Instruction publique on lui cède
Mais six mois après il prend fin

Après deux années de galère
Il revient au gouvernement
Et aux Affaires étrangères
Il démontre un certain talent

Il démissionne en trente-quatre
Car le roi fait la sourde oreille
À sa prétention opiniâtre :
La présidence du Conseil

Après six mois de bouderie
Il succède au duc de Trévise
Qui par vraie camaraderie
Pour la mort a fait sa valise

Après onze mois et dix jours
Son cabinet est renversé
Lors, il jure que pour toujours
Il s'abstiendra de gouverner

Pendant dix ans il tient parole
Jusqu'à ce que, pour le distraire
Louis-Philippe lui fasse obole
De l'ambassade d'Angleterre

En mil huit cent quarante-huit
Quand le roi des Français abdique
Il quitte Londres au plus vite
Pour reprendre la politique

Grand-croix de la Légion d'honneur
Il se présente aux élections
Devient le député de l'Eure
Quand surgit Louis Napoléon

Son coup d'état vient mettre un terme
À la carrière de "de Breuil"
Qui dans sa retraite s'enferme
Pour rédiger plusieurs recueils

Pour récompenser ses écrits
De grandes coupoles l'hébergent
On l'élit à l'Académie
Française à soixante-dix berges

En mil huit cent soixante-dix
De sa belle mort, Victor meurt
Transmettant à Albert, son fils
Son job de député de l'Eure.
 
Encore un Premier ministre revisité pour ma "collection". Attention : on lit Broglie, mais on prononce Breuil.
 
Quelle belle collection de portraits... et quel beau travail de rimes... sans oublier les octosyllabes...
Un vrai plaisir de lire et d'apprendre... Merci et Bravo !
 
L'Histoire de France poétisé en octo. nous informe et nous enseigne est fort intéressant...merci.
Un plaisir de vous lire.
 
Merci Monsieur le professeurs tu nous donnes l'envie de lire tes écrits bravo amicalement Kinkin
 
encore un personnage que tu nous fais découvrir,
sur son portrait il avait plus la tête d'un curé, il n'avait pas l'air d'être un joyeux Luron
 
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