Abbatucci
Nouveau poète
Telle une porte qui se ferme, une autre s’ouvre vers l’au-delà,
De la fontaine du cours de mon imaginaire et mon corps git là,
J’ai fermé mes yeux sur terre et je les ouvre enfin vers cet ailleurs,
Je ne regrette rien, si longue fut ma course vers l’impossible bonheur.
Des chuchotements, un imperceptible brouhaha de chagrin me retient,
Laissez-moi donc partir, ma vie fut que l’étirement d’un coma prolongé,
Bien sûr, nous avons tous peur de quitter, un soir d’infortune, le chemin,
Regardez plutôt mes traits reposés, lâchez-moi la main, je dois y aller !
Me voila, seul, désormais, loin de mon écorce terrestre, aura lumineux,
Je brille d’une luminosité divine, étincelle de la mort, blancheur première,
Dans le Non Moi des élément, l’absolu est un grand tout, je suis un dieu,
Et, alors, emporté dans un grand souffle, je me désagrège dans l’univers.
Qu’à travers l’espace du temps infini, les étoiles sont si particulières,
Puis, à nouveau, je ressens une sensation, une humide profondeur,
Je prends forme et vie dans le ventre douloureux d’une nouvelle mère,
Et, j’entends une voix me chuchoter, patience… Mon joli bébé de cœur.
Alain Meyer-Abbatucci
De la fontaine du cours de mon imaginaire et mon corps git là,
J’ai fermé mes yeux sur terre et je les ouvre enfin vers cet ailleurs,
Je ne regrette rien, si longue fut ma course vers l’impossible bonheur.
Des chuchotements, un imperceptible brouhaha de chagrin me retient,
Laissez-moi donc partir, ma vie fut que l’étirement d’un coma prolongé,
Bien sûr, nous avons tous peur de quitter, un soir d’infortune, le chemin,
Regardez plutôt mes traits reposés, lâchez-moi la main, je dois y aller !
Me voila, seul, désormais, loin de mon écorce terrestre, aura lumineux,
Je brille d’une luminosité divine, étincelle de la mort, blancheur première,
Dans le Non Moi des élément, l’absolu est un grand tout, je suis un dieu,
Et, alors, emporté dans un grand souffle, je me désagrège dans l’univers.
Qu’à travers l’espace du temps infini, les étoiles sont si particulières,
Puis, à nouveau, je ressens une sensation, une humide profondeur,
Je prends forme et vie dans le ventre douloureux d’une nouvelle mère,
Et, j’entends une voix me chuchoter, patience… Mon joli bébé de cœur.
Alain Meyer-Abbatucci