TheFantasier
Nouveau poète
Je vais vous parler des charognards.
Pas ces petits piafs pépiards, poursuivant la populace, ni ces aigles téméraires, solitaires lorsqu’ils chassent ; mais ces immenses volatiles noirs, oiseaux de désespoir, aux longs becs babillards qu’animent les morts de masse… Ces grandes langues acérées, salivant quand on trépasse…
Avec crayons et blocs-notes, cameras et maquillage, ils habillent nos peines pour émouvoir les ménages. Le massacre est un marché, car nos larmes les nourrissent ; Exposées, télévisées, nos tristesses sont délices…
Plus d’hommes mourant au même temps, plus vautours auront leur comptant. Les pauvres gens qui crèvent de faim rapportent bien moins de pognon que deux-cent riches dans un avion, lors du vingt heure sur TF1. L’Afrique, les clodos, le SIDA, ils s’en repaissent parfois, mais préfèreront mille fois Mark Chapman ou Bertrand Cantat.
Ils se payent sur nos cadavres, faisant des batailles leur havre, se donnant devoir d’appuyer sur les plaies des proches éplorés pour donner un aspect vendable à leurs vérités commerciales. Mais avant de jeter la pierre, de blâmer ces ouailles de nos guerres, cherchez donc qui profite à l’affaire…
Vous qui regardez ces images, vous qui adorez ces mirages, dans ce désert surréaliste, patrie des vautours journalistes : Quand vous verrez votre écran noir, déversant tout son désespoir, mettez lui un bon coup d’pied, et dites-lui que c’est de ma part...
Pas ces petits piafs pépiards, poursuivant la populace, ni ces aigles téméraires, solitaires lorsqu’ils chassent ; mais ces immenses volatiles noirs, oiseaux de désespoir, aux longs becs babillards qu’animent les morts de masse… Ces grandes langues acérées, salivant quand on trépasse…
Avec crayons et blocs-notes, cameras et maquillage, ils habillent nos peines pour émouvoir les ménages. Le massacre est un marché, car nos larmes les nourrissent ; Exposées, télévisées, nos tristesses sont délices…
Plus d’hommes mourant au même temps, plus vautours auront leur comptant. Les pauvres gens qui crèvent de faim rapportent bien moins de pognon que deux-cent riches dans un avion, lors du vingt heure sur TF1. L’Afrique, les clodos, le SIDA, ils s’en repaissent parfois, mais préfèreront mille fois Mark Chapman ou Bertrand Cantat.
Ils se payent sur nos cadavres, faisant des batailles leur havre, se donnant devoir d’appuyer sur les plaies des proches éplorés pour donner un aspect vendable à leurs vérités commerciales. Mais avant de jeter la pierre, de blâmer ces ouailles de nos guerres, cherchez donc qui profite à l’affaire…
Vous qui regardez ces images, vous qui adorez ces mirages, dans ce désert surréaliste, patrie des vautours journalistes : Quand vous verrez votre écran noir, déversant tout son désespoir, mettez lui un bon coup d’pied, et dites-lui que c’est de ma part...