tieram
Maître Poète
Vaste monde
Mettre les pieds dans l’eau d’une grande piscine
Et me laisser glisser, abandonnant mon corps
À ce remous si frais et quand après je sors ;
Jusqu’à la nuit tombée en la lune câline.
Voici l’été brûlant, de forte canicule,
Quand la faune et la flore ont si soif et si faim
L’orage fait défaut et se révolte enfin
D’une pluie éphémère à l’onde ridicule.
Lorsque Dame Nature ouvre des bras ballants,
Que même l’acabit se voile de mystère
Il n’en reste pas loin des échos emballants
Dans l’univers ouvert qui plonge en solitaire
Et dont la convoitise éteint ces os piaffants
Il est ce vaste monde où pleurent des enfants.
Maria-Dolores
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