Va!
Toi l'homme sans lien, sans amour,
Va droit devant toi, ne crains rien,
Car tu as tout à découvrir alentour,
Je te le dis au nom de tous les miens.
Les forêts s'entrouvriront pour toi,
Les cavernes deviendront chapelles,
Où tu pourras te préserver du froid,
Celui d'une âme espérant l'éternel...
Va vers ton destin, les pieds usés
Et l'esprit serein, va d'un pas lent,
Compte le temps qui s'est écoulé,
Et va, va! telle l'horloge en avant...
Tu découvriras les champs fleuris,
Tu t'y reposeras, humeras la terre,
Ce berceau que Dieu a jadis béni,
Dont l'homme fît parfois un enfer...
Les rivières te mèneront à la mer,
Va! Homme sans attache, sans peur,
Tes pas sur le sable comme transfert
Imprimeront l'éphémère, telles fleurs...
Alors peut-être qu'à l'horizon tu verras
Une île paradisiaque, un Éden perdu,
Mirage évanescent d'un désert ici-bas,
Les vestiges d'une cité d'or jamais vue...
Et surtout tu rencontreras les hommes,
Toutes couleurs et langues confondues,
Tu fraterniseras, tu aimeras en somme,
Et reviendras le cœur profondément ému....
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