Verona
Nouveau poète
Me voilà seul devant ta porte en attendant que tu m'emportes
Ici ou là, ou même ailleurs.
Je ne t'ai jamais attendu, car c'est bien toi qui m'a voulu
Et maintenant où m'emmènes-tu?
J'ai du écourté mon voyage pour aller vers les doux nuages
Dont tu m'a promis l'existence.
L'unique regret qui me lacère est d'avoir laissé tous mes frères
Ces quelques uns qui firent ma vie.
Tu m'a dis que je pourrai voir, encore et toujours les regards
De ma femme et de mes enfants.
J'espère qu'ils savent que je suis là même sur mon lit de marbre froid
Que leur amour me brule encore.
Je n'aurai pour toi qu'une demande, et me traine à tes pieds comme offrande
Ecoute moi, je t'en supplie.
Fais que ces belles âmes qui m'aimèrent restent le plus longtemps sur Terre.
Qu'elles ne trouvent pas sur leurs chemins les arbres nus de ton jardin.
Je veux les voir encore sourire, quand elles penseront à l'avenir.
Promet moi qu'elles n'arriveront que bien plus tard sur ton perron.
Mais l'air me semble déjà plus pur, j'entends une clé dans la serrure...
Ici ou là, ou même ailleurs.
Je ne t'ai jamais attendu, car c'est bien toi qui m'a voulu
Et maintenant où m'emmènes-tu?
J'ai du écourté mon voyage pour aller vers les doux nuages
Dont tu m'a promis l'existence.
L'unique regret qui me lacère est d'avoir laissé tous mes frères
Ces quelques uns qui firent ma vie.
Tu m'a dis que je pourrai voir, encore et toujours les regards
De ma femme et de mes enfants.
J'espère qu'ils savent que je suis là même sur mon lit de marbre froid
Que leur amour me brule encore.
Je n'aurai pour toi qu'une demande, et me traine à tes pieds comme offrande
Ecoute moi, je t'en supplie.
Fais que ces belles âmes qui m'aimèrent restent le plus longtemps sur Terre.
Qu'elles ne trouvent pas sur leurs chemins les arbres nus de ton jardin.
Je veux les voir encore sourire, quand elles penseront à l'avenir.
Promet moi qu'elles n'arriveront que bien plus tard sur ton perron.
Mais l'air me semble déjà plus pur, j'entends une clé dans la serrure...