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Une simple lettre.

  • Auteur de la discussion Auteur de la discussion Laylaa
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Laylaa

Nouveau poète
Une simple lettre.
Aujourd’hui 18 septembre 2009.
Une année sépare la personne que je suis d’elle à qui t’as su faire du mal. Tu étais le gars que je venais de connaître, que j’admirais, tu étais tellement beau, gentil, fin, jamais j’aurais pensée cela de toi, j’ai appris à te connaître, puis à t’aimer pour finir à te détester royalement.
Je n’ai pas eu la chance de te regarder dans les yeux pour te dire ce qui suivra, mais je crois, que, par l’encre et le papier, j’arriverai à te faire ressentir toutes les larmes qui ont mouillé mes joues, les épaules des autres, mon lit, le soir tard. Toute la rage que j’ai eue au cœur pendant presque deux ans et que j’ai toujours d’ailleurs , et toute la peur que j’ai eue de parler et d’être, toute la peur d’avoir de nouveau confiance en quelqu’un d’incroyable, qui s’auras me faire sourire, comme t’as le moindrement essayé de faire. Parce qu’en tant qu’adolescente, on peut éprouver un certain malaise dans une situation donnée. Moi j’ai sue, j’ai oublié, puis je me suis souvenue.
La blessure cicatrise, mais le cœur souvient. Une phrase que j’ai apprise a détesté.
C’était à un party, en hiver. J’étais en deuxième secondaire, au tout début de l’hiver, cinq mois après que l’école soit commencée. Je venais de passer ma première peine d’amour, je venais de me relever, enfin, après huit long moi. Tu sais que ce gars là, je l’aimais, je t’en avais même parlé, je t’avais dit à quel point je l’aimais et que j’avais de la misère à l’oublier, mais qu’à la fois, je le détestais du plus profond de mon cœur. Même toi, tu n’y arrivais même pas à croire qu’il avait faits semblant d’aimer, tu n’y arrivais pas à y croire à quel point c’était un connard de laisser une fille l’aimer à en mourir. Malgré cela, t’as fait pire.
L’acuité des souvenirs que j’ai de cette première journée en ta compagnie est impressionnante. Je me souviens de tout, comme de la première fois qu’on c’est vu, à un party. Je me souviens de comment tu étais habillé, tu avais un chandail Volcom noir, avec une paire de jeans foncé en bas du cul. Je me souviens de tes grands yeux bruns, parfois verts, parfois noisettes - jaunes, je me souviens de tes sils très long, que je capotais comment ça faisait ressortir tes yeux, ils étaient si beaux.
Mais j’ai su comment les détester, tu sais pourquoi, j’imagine ?
Puis, tu te souviens de cet hiver là? Cet hiver froid, pluvieux, triste. C’est ce que je retiens de celui -là. À cause de toi, j’ai su apprendre à détester l’hiver, j’ai arrêté de faire du ski, j’ai arrêté tout. Quand il arrive, je me terre dans un coin jusqu’en mai. Tu te rappelles de cet hiver? Moi oui.
J’étais dans ma chambre, je me préparais, j’avais tellement hâte de te voir, je m’étais mit belle, pour les rare fois, make-up et tout, et j’étais tellement contente, que ma mère comprenait pas à quel point j’étais heureuse d’aller à ce party, je lui est fait part que c’étais un party comme les autres, qui a finit par le pire party. Un party de trop, que je n’aurais jamais du aller, un party que j’aimerais oublier mais que je ne peux point.
Tu te souviens de ce sous-sol ? Particulièrement pas, tu étais bourré, tu avais bu comme un malade, t’étais aussi sous la drogue. Je me rappel tu étais frustrer parce que t’avais vu que d’autres gars qui me tournaient autour, pour te venger, tu t’es laissé faire par d’autre fille que tu connaissais même pas. T’as détesté ce petit jeux que t’as finit par les repousser et finalement, finir par venir me voir. C’était très étroit et sombre ou tu m’as amené, si je me rappel, c’étais une salle de bain. Tu étais tellement bourré que tout ce que tu faisais, tu ne le pensais même pas. Je t’es dit que je voulais rien savoir de toi, que t’étais trop saoul que t’en venait à me faire peur, tu faisais, je ne sais quoi, mais j’aimais pas sa. Je suis partie danser, m’amuser. Puis tu es apparu. Tu marchais dans ma direction.
Tu veux savoir ce que j’ai vu de mes jeunes yeux, tu veux savoir ce qui s’est passé dans ma tête à ce moment-là? Je te l’offre.
Tu ne m’as pas parlé, appart un petit : viens je dois te parler .Tu ne m’as même pas regardée. Mais arrivé à ma hauteur, tu m’as attirée contre toi et tu m’as ramené à cette place. J’ai avertis Maude et Isabelle de venir me chercher après dix minutes, j’avais peur, tu étais si bizarre cette soirée là, mais je suis venue quand même où tu m’amenais. On s’est parler, tu m’as dit que je t’attirais, que tu ne savais pas ce que t’aimais de moi, si c’étais le fais que j’étais naturelle, ou que je n’étais pas comme les autres, tu n’arrêtais pas de me dire, que depuis la dernière fois, dans le spas, quand tu m’avais vu en maillot, tu me désirais plus que tout. Tout cela, m’as mit mal alaise en sortant de ta bouche. Tu sais, je me rappelle de la fois où tu m’as dit je t’aime et que t’avais envie d’être avec moi, c’étais chez ta voisine. Mais je t’avais dit que pour l’instant je n’en voulais pas plus. Peu après, un mois environ, j’avais appris à t’aimé par la suite, j’aurais mieux aimé te connaître, mais t’avais t’en l’aire à vouloir de moi. Tu me disais, ce gars là ne te mérites pas, tu mérites un gars comme moi qui va savoir prendre soin de toi. Ce que je ne savais pas, c’est ce que toi tu avais vécu avant, j’ai su tellement de choses, trop tard. Que si j’avais su auparavant, c’est sure que je t’aurais jamais approché. J’ai su que t’avais couché avec mon amie juste quand ses parents venaient de divorcé, elle était en pleurs, et tu lui a dit : tu vas t’amuser, pense à autres chose, mais quel conard es-tu ?
Je me souviens que ce party là, je voulais de toi, mais pas comme toi tu voulais de moi.
Tu sais, j’ai encore de la misère à savoir ce qui s’est réellement passé, je me rappel de rien comme si je me rappel de tout. Tu veux savoir ce qui s’est réellement passé, c’est surement ce que tu attends le plus, puisque tu te ‘‘souviens pratiquement de rien’’. Voilà, par où commencer, on était dans la salle de bain, tu t’es approché, tu as pris deux de tes doigts que tu as forcés à travers mon pantalon. Tu voulais les entrer en moi, n’est-ce pas? Tu voulais me faire plaisir ? Ce n’est pas comme cela que ça marche le grand, tu voulais quoi ? J’avais dit non, mais t’as continué dans une adolescente qui voulait même pas, c’est ça? Tu as forcé, forcé, jusqu’à ce que j’aie mal, parce que j’avais mal, oui. Je disais rien, appart des petits, arrêtes et tout, mais tu me disais que tu m’aimais et que j’allais finir par aimer sa… J’avais tellement peur que t’ailles plus loin, je savais plus quoi faire, mais ce n’est pas ce que t’as fait enh ? Aller plus loin te dit rien ? Non criss, t’as fait plus, et tu sais ce que t’as faite, viens pas le nier, tu dis que t’as rien fait, mais tu m’appels à toutes les fins de semaines depuis ce party là, pour t’excuser j’imagine ? Si t’as rien fait, pourquoi insistes-tu autant à t’excuser, t’as été plus loin que rentrer deux doigts, tu le sais ça.
Le lendemain matin j’ai eu du mal à marcher. J’avais un peu de sang sur ma petite culotte d’adolescents. J’ai fait le lien. Mais j’avais que treize ans. J’ai osé penser que tu étais peut- être un violeur, c’était ça, non, une agression sexuelle ?
Une agression sexuelle est un geste à caractère sexuel, avec ou sans contact physique, commis par un individu sans le consentement de la personne visée ou, dans certains cas, notamment dans celui des enfants, par une manipulation affective ou par du chantage.

Il s'agit d'un acte visant à assujettir une autre personne à ses propres désirs par un abus de pouvoir, par l'utilisation de la force ou de la contrainte, ou sous la menace implicite ou explicite. Une agression sexuelle porte atteinte aux droits fondamentaux, notamment à l'intégrité physique et psychologique et à la sécurité de la personne.
Mais je me suis dit que tu étais saoul, et qu’un violeur à ton âge, ça existe pas. Jusqu'à temps que je sache le contraire. Tu sais quand quelqu’un dit non, arrête, tu me fais mal, j’aime pas sa, mais pourquoi me fais-tu sa ?, mais par le simple plaisir tu décides de continuer, je me suis traitée de folle, de conne, de pute, oui je pensait que j’étais un pute, un pétasse même, de m’être laisser faire, je pouvais rien faire, tu avais barré la porte, j’entendais du monde cogné en disant qu’il voulais aller à la toilette, mais oui c’est sure, parce qu’à ce party là , tu savais bien que tous le monde allais être saoul. Tu étais musclé, tu savais que j’adorais ta force humaine, maintenant je la déteste. Il fallais tu vraiment que tu t’en serves pour tout cela, tu crois que j’en avais pas assez eu dans mon enfance, des coups? Je me suis rappelée que j’avais dit aux filles de venir me chercher, je gardais espoir, je me foutais ce qui allait arriver, je voulais sortir de cette pièce.
Je me souviens de la lueur d’espoir que j’ai eu quand Isabelle est venue cogner pour savoir si tout étais correcte, il a vraiment fallu qu’elle te croit, qu’elle naïve. Tu peux pas savoir à quel point, après ce moment, si court mais qui se défile sans cesse dans ma tête parait long, je rêve au moins 3 fois par mois, à ce qui c’est passé, de A à Z, tu ne peux pas savoir à quel point j’attendais que les filles arrivent, j’avais de l’espoir et comme un conne je t’es laissée parler. J’avais treize ans, je me suis traitée de folle et je me suis défoulé sur moi-même.
Tu ne pouvais pas être un violeur, tout le monde t’adorait! Moi aussi, d’ailleurs. Sauf qu’à ce moment, j’ai commencé à angoisser vis-à-vis aux garçons, à moi-même, à ma confiance, je voulais mourir, peu à peu, je me suis rendue compte que je méritais peut-être tous cela, je me suis mit la fautes sur moi. J’ai pensée longuement à me faire disparaître, j’arrêtais sans cesse à penser et à me dire,
«C’est ma faute, c’est ma faute, c’est ma faute».
Tu ne m’as pas aidée, pour être franche. D’abord, il y a eu tous tes appels, tes messages que j’ai jamais osées ouvrir sur Hotmail, Facebook, je t’es supprimé de partout, partout, partout, je n’ai aucune traces de toi, mais tu continue d’appelé. Félicitations!
Chaque fois que je te voyais, après l’école, dans un bus, tu étais n’ importe où, je me crispais toute entière. J’arrêtais de respirer, de parler, mon cœur faisait un bond. Le traumatisme de la victime face à son agresseur, c’est ça?

Après un boute de temps, j’ai commencé à souffrir de troubles psychologiques étranges, des sentiments de peur, de trahison, de culpabilité, d'ambivalence, d’anxiété, j’ai eu deux dépressions, une faible estime de soi, je ressentais de la colère n’importe quand, de l’ insomnie, troubles du sommeil (cauchemar), j’en fais encore d’ailleurs, retard de développement (physique, psychologique), troubles d'attention, problèmes scolaires, problèmes de comportement, fugue, délinquance, comportement autodestructeur (mutilation), problème alimentaire, somatisation, douleurs chroniques, retrait du milieu familial, perte du soutien maternel.
J’ai cherché, ce dont il pouvait s’agir. J’ai consulté un psychologue pendant un an, 70$ par rencontre, j’ai finit par me fauché, faut maintenant que j’aille voir un psychologue de l’école, parce que j’ai plus les moyens, j’ai dû toutes recommencer à zéro avec elle, toutes lui expliquer de A à Z, pour mettre le doigt sur tous ces problèmes, un à un. On m’a prescrit des anti-dépresseurs, des pilules pour m’aider à dormir la nuit, cause de l’insomnie.
Du jour au lendemain, j'ai perdu mon innocence, mon assurance, ma volonté de vivre. Je ne supportais plus que l'on me touche, surtout pas les hommes. Je me haïssais vraiment. J'ai honte de moi, d'avoir été insouciante, d'avoir cru à l'amour dans tes yeux. Tu savais que j’avais des problèmes dans mon enfance, je t’avais déjà abordé le sujet, comme si tout ce que j’ai vécu n'avait pas suffit, ce manque d'amour, ces coups que j'ai reçus par mon ancien beau-père. Ça ne suffisait pas tout ça, il a fallut que tu viennes me salir? Mon esprit ne compte plus les fois où je voulais disparaître, t’imagine?
Tous les jours, j’éprouve une peur horrible qui m'a empêché, pendant un an, d'avoir une vie normale et encore aujourd'hui, je ne suis pas aussi forte que je le devrais, je prends mon temps. Je crois juste que ce mal, cette souffrance, tous que j'ai vécus depuis mon enfance est remontés comme une bombe.
Résultat de tout ça?
C'est que plus jamais de ma vie je ferai confiance à nouveau, que se soit un homme ou une femme. Je vis comme un animal sauvage qui ne laisse personne rentrer dans son monde et je ne crois pas que les gens qui n'ont pas subit ça puisse comprendre cette haine que j'ai contre eux, au point de vouloir les tuer pour que justice soit faite, jet’en veux, à eux, à tout ceux qui n'ont pas compris le mal que ça peut faire, qui ne savent pas qu'après ça t'es morte, tout en toi change. Jamais dans ma vie je vivrai bien avec ça, je vivrai avec c'est tout.
J’ai parlé pour la première fois en août. J’ai réalisé le mal que tu m’avais fait lors d’une visite du C.A.L.A.C.S. (Centre d’Aide et de Lutte contre les Agressions à Caractère Sexuel). Je l’ai annoncé à ma mère. Je lui ai pleuré dans les bras pendant des heures. Je ne l’ai pas dit à mon père, je ne savais que trop bien qu’il serait parti chercher ce gars en furie, et le mot est faible. Ma mère s’en est chargée et l’a retenu. Tu m’as fait pleurer. Tu as fait pleurer mes amies, ma mère, mes sœurs, mon père, oui mon père.
En septembre, j’hésitais toujours à porter plainte à la police. Mon anxiété, je la sens dans ma tête à chaque minute. Je doute à chaque seconde. À l’école, j’ai un taux d’absentéisme assez impressionnant. Mais tu sais ce qui me rend fière? Je me sais intelligente. Malgré tout. Je veux étudier à l’université en communication, branche publicité et relations publiques. PUBLIQUE, ce n’est pas vraie que je vais me laisse m’écrouler toute les fois que je pense a tout ce que t’as su me faire.
J’apprends tranquillement à vivre avec une nouvelle moi, qui vis chaque jour comme s’il s’agissait du dernier. J’ai appris à ne plus me cacher, même si je suis pratiquement incapable de mettre des décolletés, de m’habiller sexy, depuis ce party la, je bois pratiquement plus, je m’habille plus sexy. Mais j’ai appris pleins de choses, à exprimer qui je suis et ce que je ressens, soit par l’art, l’écriture, le théâtre, et maintenant la parole…
Et moi qui n’ai jamais été capable d’approcher un garçon, voilà maintenant que j’essaie de mon mieux de lui accorder toute la confiance qu’aucun homme n’a eue de moi. J’ai des passions et des buts. Je n’ai pas oublié.
C’est après 1ans et demi, que j’ai compris que je ne peux pas oublier, ni effacer, je dois aller de l’avant, et si jamais j’avais besoin de retourner en arrière, c’est que je serais au tribunal face à toi. T’as sali mon corps d’adolescente, moindrement développé. Je ne sais pas ce que tu y trouvais, mais maintenant il est sale, je suis hanté par tous cela, tu m’as enlevé une chose qui m’étais précieuse à mes yeux, aux yeux de toutes les filles qui entre en relations sexuelle avec un gars, maintenant, je garde la tête haute, tu m’as enlevé une chose, je te laisseras pas en faire plus. Tu sais depuis que tout est arrivée, je déteste mon corps, je le déteste plus que tout, je me mets nu, je me déteste royalement.
C'est là que je réalise que tout nos geste sont important, simplement un sourire ou dire je t'aime ça de l’importance. J’ai peut-être beaucoup de mauvais souvenirs avec toi, mais j’en tire pleins de bonnes choses. J'essais de voir devant sans jamais regarder derrière, profiter de chaque minute comme si elle était la dernière. Je profite de la vie et j’espère que les autres seront le faire aussi.
Tu sais, je te déteste pas seulement parce que tu m’as violée, je te déteste parce que tu savais que je t’aimais, c’étais t’as manière d’aimer, toi? Tu jouais un personnage qui n’étais point toi, tu étais toujours là pour moi, pendant 1 mois je t’avais dit des choses que je disais rarement, je t’es parlée de mon enfance. Je t’es parlé de tout, tu étais toujours là pour me consoler, je croyais en toi, moi.
Tu sais, le fait que tu étais saoul n’étais aucunement une raison, t’avais peut-être pas toute ta tête, mais ce que t’as fait est impardonnable, si un jour tu décides de me contacter, je porterai plainte, et j’envoierais la lettre à tes parents, ainsi qu’à la police. Tu verras, la partie est loin d’être terminer, c’est à toi de voir si tu veux là continuer, sinon, arrête de m’appeler, de m’ajouter sur Facebook, de m’envoyer des messages, arrête d’essayer à me contacter, c’est un bang en pleine face que tu vas recevoir.
Tu sais, chaque fois que j’entends parler d’agression sexuelle, je tends l’oreille. Quand j’entendrai parler de toi, je jure que je serai la première au front. Je sais qu’il y en a eu d’autres, j’attends. Et si elles n’arrivent jamais, ce n’est pas grave. Parce que toi, tu sais. Toi, tu vivras chaque jour dans la peur que l’une d’elles se manifeste, encore. Tu auras peur de perdre ton équilibre.
Je ne t’aurais pas souhaité la prison ou la mort. Ta tête est capable elle-même, de te faire justice.
Aujourd’hui, février 2010, j’ai su me relever.
 
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