Je me souviens Elle était dans mon jardin une fleur Une civilisation, et une culture Une héroïne d’une histoire d’amour Une mère qu’entre ses mains danse le bonheur Elle est partie … Laissant derrière elle un malheur Une triste vie une angoisse et une peur Son lit, allongé seul sans son corps Un deuil, qui a pris l’ampleur De la chère mère pour elle les yeux pleurent Sa chambre, sombre noire Perdu son étincelle et sa lumière Fais ses adieux à une formidable mère Son oreiller, un jasmin éparpillé une bonne odeur Son bâton, un roseau abandonné par son busard Ma mère n’était pas seulement une femme ordinaire Elle était un royaume légendaire Oh ! Maman si j’étais Balzac, Hugo ou Baudelaire Je t’écrirai, une idylle et une mémoire Que nul ne t’a aimé comme moi dans toute l’histoire