79didou
Maître Poète
Ô amour, damné sois-tu à jamais,
La pestilence de tes simulacres,
Luxuriant feuillage de mes marais,
Ébranle l'espoir que je te consacre.
Voici donc prononcée ma sentence,
Dans l'impassible écrin de ton âme
Ma corde au cou, alors se balance,
Et toi, déjà au loin, jettant la lame...
Si l'enfer est le berceau de ma mort,
Qu'il brûle la mémoire de mon cœur
Si le paradis vient sceller mon sort,
Qu'il purge les péchés de nos heures.
S'ombrage au loin mon horizon,
Sous la grisaille de ma prière,
S'éclaircit parfois ma raison,
Dans l'attente d'une chimère.

La pestilence de tes simulacres,
Luxuriant feuillage de mes marais,
Ébranle l'espoir que je te consacre.
Voici donc prononcée ma sentence,
Dans l'impassible écrin de ton âme
Ma corde au cou, alors se balance,
Et toi, déjà au loin, jettant la lame...
Si l'enfer est le berceau de ma mort,
Qu'il brûle la mémoire de mon cœur
Si le paradis vient sceller mon sort,
Qu'il purge les péchés de nos heures.
S'ombrage au loin mon horizon,
Sous la grisaille de ma prière,
S'éclaircit parfois ma raison,
Dans l'attente d'une chimère.
