iboujo
Maître Poète
Elle était si jolie cette île sous un ciel d'océan,
Toute chamarrée de fleurs , de senteurs exotiques
Une île dévastée , où les âmes flottent vers le néant,
Au lisier d 'un sable assassin et d'ases toxiques.
Foudroyante et destructive tempête sur Haïti,
Hagardes, se lèvent au ciel les mains survivantes,
L'ouragan a peint ses versées de graffitis
Déshabillant la nacre de la perle chancelante.
Un mortier de nuages de pierre, flore, animaux
Hommes n'ont su résister au marasme aquatique
Des enfants ventilent l'innocence dansant dans l'eau
Dans les gravats, comme des jeunes pousses magiques.
Un déversé de flots.. et ce comble, l'eau potable s'est tarie
Par les portes béantes du boyau.. un choléra latent
Les vieux arbres heurtés par la scie humaine sur la terre durcie
Combien de drames l'île subira-t-elle en ce dédale de tourments ?
Si l'Artibonite en crue, se remémore Jeanne et son ravage
J'aime penser, que les perles adhérentes aux peaux se renforcent ainsi
Que l'arrimage désastreux , gonflé par le vent sourd et sauvage
S'éloigne à petit feu des côtes îlèennes, et périt dans l'oubli.
Sous un alizé de Sud, Port-au-Prince fera rebattre le cœur des Dames
Puissent leurs enfants ne plus côtoyer la mort, que leur Pays
Se reconstruise, chamarré d'embruns exotiques et de fleurs d'âmes
Une île entre ciel et océan , si belle , sans ces vents impolis....
Toute chamarrée de fleurs , de senteurs exotiques
Une île dévastée , où les âmes flottent vers le néant,
Au lisier d 'un sable assassin et d'ases toxiques.
Foudroyante et destructive tempête sur Haïti,
Hagardes, se lèvent au ciel les mains survivantes,
L'ouragan a peint ses versées de graffitis
Déshabillant la nacre de la perle chancelante.
Un mortier de nuages de pierre, flore, animaux
Hommes n'ont su résister au marasme aquatique
Des enfants ventilent l'innocence dansant dans l'eau
Dans les gravats, comme des jeunes pousses magiques.
Un déversé de flots.. et ce comble, l'eau potable s'est tarie
Par les portes béantes du boyau.. un choléra latent
Les vieux arbres heurtés par la scie humaine sur la terre durcie
Combien de drames l'île subira-t-elle en ce dédale de tourments ?
Si l'Artibonite en crue, se remémore Jeanne et son ravage
J'aime penser, que les perles adhérentes aux peaux se renforcent ainsi
Que l'arrimage désastreux , gonflé par le vent sourd et sauvage
S'éloigne à petit feu des côtes îlèennes, et périt dans l'oubli.
Sous un alizé de Sud, Port-au-Prince fera rebattre le cœur des Dames
Puissent leurs enfants ne plus côtoyer la mort, que leur Pays
Se reconstruise, chamarré d'embruns exotiques et de fleurs d'âmes
Une île entre ciel et océan , si belle , sans ces vents impolis....