misio93
Poète libéré
Assis sous la tonnelle d’un jardin enivrant,
Leurs mains entrelacées comme de jeunes amants,
Le temps insaisissable a, sur leurs deux visages,
Fait, sans leur dire un mot, peu à peu son ouvrage.
Ils rient et rient encore de ce jour de printemps
Qui, un après-midi dans le square Saint-Vincent,
Plaisant havre de paix où elle aimait flâner,
Les avait réunis suivant leur destinée.
N’ayant pas ce jour-là de raison d’être triste,
D’humeur vagabonde, elle marchait amusée,
Il était simplement jeune marionnettiste
Dans le petit théâtre de ce lieu ignoré.
Attirée par des cris d’enfants émerveillés,
Elle s’élança sitôt dans l’allée ombragée,
Se tapit dans un coin de la petite salle
Pour jouir des délices d’une joie originale.
Elle se surprit à rire aux frasques du gendarme,
A rire sans retenue, allant jusqu’aux larmes.
Redécouvrant en elle un enfant oublié,
Son émotion fut telle qu’elle se prit à rêver.
Un sourire juvénile passait sur son visage
Quand il fut devant elle, voulant la saluer,
Il tenait en ses mains les quelques personnages
Qui, peu auparavant, l’avaient tant amusée.
Se montrant empressé à enfin la connaître,
Il tira son chapeau, un peu vite peut-être,
Il perdit sa perruque, elle l’attrapa au vol,
De sorte que sa toison n’atteignit pas le sol.
Dès les tout premiers rires qu’ils échangèrent alors,
Leur regard sur la vie sonna d’un même accord.
Tous leurs éclats de rire maintes fois partagés,
Ils ne se lassaient pas de se les raconter.
Quand un souffle orageux attisait leurs pensées,
Il souriait alors, son rire lui répondait.
C’est ce rire complice qui les illuminait,
Fidèle compagnon des années écoulées.
Puis vient le jour, hélas, où ses forces le quittent.
Il se tourne vers elle, le visage radieux,
Dans un regard ultime que tant de joies habitent,
Serrant ses marionnettes, il lui fait ses adieux.
Leurs mains entrelacées comme de jeunes amants,
Le temps insaisissable a, sur leurs deux visages,
Fait, sans leur dire un mot, peu à peu son ouvrage.
Ils rient et rient encore de ce jour de printemps
Qui, un après-midi dans le square Saint-Vincent,
Plaisant havre de paix où elle aimait flâner,
Les avait réunis suivant leur destinée.
N’ayant pas ce jour-là de raison d’être triste,
D’humeur vagabonde, elle marchait amusée,
Il était simplement jeune marionnettiste
Dans le petit théâtre de ce lieu ignoré.
Attirée par des cris d’enfants émerveillés,
Elle s’élança sitôt dans l’allée ombragée,
Se tapit dans un coin de la petite salle
Pour jouir des délices d’une joie originale.
Elle se surprit à rire aux frasques du gendarme,
A rire sans retenue, allant jusqu’aux larmes.
Redécouvrant en elle un enfant oublié,
Son émotion fut telle qu’elle se prit à rêver.
Un sourire juvénile passait sur son visage
Quand il fut devant elle, voulant la saluer,
Il tenait en ses mains les quelques personnages
Qui, peu auparavant, l’avaient tant amusée.
Se montrant empressé à enfin la connaître,
Il tira son chapeau, un peu vite peut-être,
Il perdit sa perruque, elle l’attrapa au vol,
De sorte que sa toison n’atteignit pas le sol.
Dès les tout premiers rires qu’ils échangèrent alors,
Leur regard sur la vie sonna d’un même accord.
Tous leurs éclats de rire maintes fois partagés,
Ils ne se lassaient pas de se les raconter.
Quand un souffle orageux attisait leurs pensées,
Il souriait alors, son rire lui répondait.
C’est ce rire complice qui les illuminait,
Fidèle compagnon des années écoulées.
Puis vient le jour, hélas, où ses forces le quittent.
Il se tourne vers elle, le visage radieux,
Dans un regard ultime que tant de joies habitent,
Serrant ses marionnettes, il lui fait ses adieux.