benoit la plume
Maître Poète
UN OISEAU DE PASSAGE
Elle ferme ses fenêtres,
Et ses volets aussi.
Ils l’ont envoyée paître
Comme un vieux pain rassis.
Va-t-on la retrouver
Dans son grenier pendue ?
Va-t-on la décrocher
Langue bleue et tendue ?
Petite, ne pleure pas.
Un oiseau de passage
Bien mieux te le dira
Qu’il faut tourner la page.
Ces révolutionnaires
Qui ont le verbe haut
Sont les oiseaux lunaires
D’un tableau de Miro.
Leurs nobles aventures
Qu’ils t’ont fait miroiter
N’étaient que des postures
Pour se faire admirer.
D’une fidélité
Tu te fis un trésor.
Leur insincérité
Aujourd’hui te dévore.
Mais ces trop beaux garçons
Avaient le port hautain
De ceux pour qui, lurons,
Se moulent les popotins.
Il faut tout dérouler
Des pages de ta vie,
Il faut tout déposer
A plat sur le tapis.
Problème bien posé ?
A moitié résolu.
Un jour il faut oser
Brûler le superflu.
Un oiseau de passage
Bien mieux te le dira
Que vivre en enfant sage,
Ou dans le débarras,
Ne fait rien au bonheur.
Vouloir ressusciter,
Même un jour, même une heure,
Ce qui s’est mal passé
Est aussi insensé
Qu’un chameau au désert
Se mettant à danser
Sur ses pattes de derrière.
Et l’oiseau de passage,
Avant de repartir,
Criera dans son langage
Qu’il vaudrait mieux en rire.
Lors, rouvrant ses fenêtres
Et ses volets aussi,
Elle les enverra paître,
Ses bons et faux amis.
Elle ferme ses fenêtres,
Et ses volets aussi.
Ils l’ont envoyée paître
Comme un vieux pain rassis.
Va-t-on la retrouver
Dans son grenier pendue ?
Va-t-on la décrocher
Langue bleue et tendue ?
Petite, ne pleure pas.
Un oiseau de passage
Bien mieux te le dira
Qu’il faut tourner la page.
Ces révolutionnaires
Qui ont le verbe haut
Sont les oiseaux lunaires
D’un tableau de Miro.
Leurs nobles aventures
Qu’ils t’ont fait miroiter
N’étaient que des postures
Pour se faire admirer.
D’une fidélité
Tu te fis un trésor.
Leur insincérité
Aujourd’hui te dévore.
Mais ces trop beaux garçons
Avaient le port hautain
De ceux pour qui, lurons,
Se moulent les popotins.
Il faut tout dérouler
Des pages de ta vie,
Il faut tout déposer
A plat sur le tapis.
Problème bien posé ?
A moitié résolu.
Un jour il faut oser
Brûler le superflu.
Un oiseau de passage
Bien mieux te le dira
Que vivre en enfant sage,
Ou dans le débarras,
Ne fait rien au bonheur.
Vouloir ressusciter,
Même un jour, même une heure,
Ce qui s’est mal passé
Est aussi insensé
Qu’un chameau au désert
Se mettant à danser
Sur ses pattes de derrière.
Et l’oiseau de passage,
Avant de repartir,
Criera dans son langage
Qu’il vaudrait mieux en rire.
Lors, rouvrant ses fenêtres
Et ses volets aussi,
Elle les enverra paître,
Ses bons et faux amis.
