Un hiver pas comme les autres...
Un moment où plane mon angoisse,
Ne pouvant retenir la vie si précieuse...
Hiver, toi qui pourtant devrait chanter,
Immortalisé par tes notes merveilleuses,
Vent qui souffle sur les dernières feuillées,
Étreinte mortelle vandalisant ma paroisse...
Ressassant chaque année le même refrain.
Pas de quartier pour les hommes sur terre,
Allant et venant, espérant main dans la main
Sous tes avalanches de flocons de verre...
Comme il est loin le temps de l'insouciance
Où nous courions sur tes manteaux de neige...
Magnificence endeuillée par la désespérance,
Masquée par la beauté de tes florilèges...
Espérances voilées de nimbes lunaires...
Les luminescences des âmes interstellaires
Éclaboussent le ciel de tes gelées nocturnes...
Soleils en halos fixant tes morsures glaciaires...
Autres jeux sur ton paysage qui s'enrhume,
Utile descente pour un retour en fanfare
Toujours au rendez-vous vital si mystérieux...
Renoncement aux joies et à leur tintamarre,
Endormissement de ceux qui ferment les yeux...
Sans bruit germe déjà une graine dans le noir...
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