Nous sommes serrés dans cette tranchée,
Le capitaine nous ordonne d’attaquer,
Nous élevons nos bustes affaiblis,
Nous n’avons plus aucun répit.
Nous apercevons d’autres soldats,
Qui se tiennent à quelques mètres,
Nous nous approchons pas à pas,
Chacun redoute la venue d’un tir traître.
La bataille commence. Mon souffle s’atténue,
Des corps jonchent déjà le sol enneigé,
Je regarde le sang voler de façon endiablée,
Jamais tant d’atrocités n’ont entaché ma vue.
D’un côté ou de l’autre, l’envie est identique,
Tuer pour survivre,
Je pense que chacun panique,
Mais tout est faisable avec la volonté de vivre.
Soudain, un obus emporte ma jambe,
Mon cœur sombre et flambe,
Jamais je ne reverrai mes proches,
Ma fin est sonnée par les cloches.