fil2fer
Poète libéré
Pour t'aimer toujours.
Si l'amour d'un autre homme
Quand j'écris ton prénom,
Sur mes coups de crayon
Passe ses coups de gomme.
Si voyant ton visage,
Dans les hasards d'un ciel,
La main d'une dieu cruel
L'efface d'un nuage.
Si aussi l'aube achève
L'instant de mes amours,
Je veux dormir toujours,
Pour t'aimer dans un rêve.
Fil2fer, le 11/03/2012.
L'idéal.
Ne cherche pas autour de toi
Plus beau, plus grand, plus fort, plus droit
Mets ces principes à distance
Ces beautés sont de circonstances.
Ailleurs ou dans un autre temps
Plus gros eut été plus tentant,
Plus laid serait une élégance
Et tordu ferait plus tendance.
La nature a depuis longtemps
Compris que l'on pouvait autant,
Etre adorateur de la lune,
Qu'elle soit blonde ou rousse ou brune,
Et que nous lui donnons rencart,
En son plein, son demi, son quart,
Sans mépriser son apparence,
Mais en aimant ses différences.
---
En vous tous brille le génial,
Qui fait de vous l'être idéal,
Et quelqu'un, quelque part, sur terre,
N'attend rien que vous. Vous espère.
Fil2fer, le 05/06/2012.
Un toutou de rien du tout.
Un bon toutou tout malheureux
Au flair et au poils poussièreux,
Ne pissait plus sur ma poubelle
Depuis qu'elle était sa gamelle.
Depuis surtout, qu'un soir d'été,
Prêt d'un arbre on l'avait planté,
Au mois d'Août, la chose est fréquente,
Il fut mis en poste restante.
Qu'au premier arbre il soit pendu,
S'il eut volé ou bien mordu,
Lui qui avait tous les critères
Du bon chien-chien à sa mémère.
Mais jeté comme un moins que rien
Il traînait dans sa vie de chien
Une misère condamnable
Sous un faux air de vrai coupable.
Le destin est de ces têtus,
Qui veut les bons chiens bien battus,
N'échappant pas à cet adage,
Le cabot encaissait l'orage.
Bien loin de ses rêves de chiot
Où il aurait avec brio
Apporté à son adorée
De l'amour et du pédigrée,
Il portait comme un orphelin,
Un coeur ballot plein des câlins,
Qu'il aurait été prêt à faire
Et pour toute une terre entière.
Moi aussi, en mal d'amitié,
Du pauvre chien j'ai pris pitié,
Donc je garnis mieux ma poubelle
Puisqu'elle est surtout sa gamelle.
Quand il vient souffler à mon huis,
Pour la permission de minuit,
Je laisse ouverte, un peu, ma porte,
Pour que ma chienne, au couchant, sorte.
Tous deux inspirés par Eros,
Rongent les deux bouts d'un même os,
Comme chacun de vous devine,
Ils font plus que copain, copine.
J'espère un jour que l'animal,
Feignant d'apporter mon journal,
Vienne près de ma cheminée,
Poser son âme chagrinée,
Que le destin parte là-bas,
Loin des pauvres chiens que l'on bat,
Et puis, qu'il laisse enfin ,tranquilles,
Mes chiens, loin de ses jeux de quilles.
Fil2fer, le 17/05/2012.
Si l'amour d'un autre homme
Quand j'écris ton prénom,
Sur mes coups de crayon
Passe ses coups de gomme.
Si voyant ton visage,
Dans les hasards d'un ciel,
La main d'une dieu cruel
L'efface d'un nuage.
Si aussi l'aube achève
L'instant de mes amours,
Je veux dormir toujours,
Pour t'aimer dans un rêve.
Fil2fer, le 11/03/2012.
L'idéal.
Ne cherche pas autour de toi
Plus beau, plus grand, plus fort, plus droit
Mets ces principes à distance
Ces beautés sont de circonstances.
Ailleurs ou dans un autre temps
Plus gros eut été plus tentant,
Plus laid serait une élégance
Et tordu ferait plus tendance.
La nature a depuis longtemps
Compris que l'on pouvait autant,
Etre adorateur de la lune,
Qu'elle soit blonde ou rousse ou brune,
Et que nous lui donnons rencart,
En son plein, son demi, son quart,
Sans mépriser son apparence,
Mais en aimant ses différences.
---
En vous tous brille le génial,
Qui fait de vous l'être idéal,
Et quelqu'un, quelque part, sur terre,
N'attend rien que vous. Vous espère.
Fil2fer, le 05/06/2012.
Un toutou de rien du tout.
Un bon toutou tout malheureux
Au flair et au poils poussièreux,
Ne pissait plus sur ma poubelle
Depuis qu'elle était sa gamelle.
Depuis surtout, qu'un soir d'été,
Prêt d'un arbre on l'avait planté,
Au mois d'Août, la chose est fréquente,
Il fut mis en poste restante.
Qu'au premier arbre il soit pendu,
S'il eut volé ou bien mordu,
Lui qui avait tous les critères
Du bon chien-chien à sa mémère.
Mais jeté comme un moins que rien
Il traînait dans sa vie de chien
Une misère condamnable
Sous un faux air de vrai coupable.
Le destin est de ces têtus,
Qui veut les bons chiens bien battus,
N'échappant pas à cet adage,
Le cabot encaissait l'orage.
Bien loin de ses rêves de chiot
Où il aurait avec brio
Apporté à son adorée
De l'amour et du pédigrée,
Il portait comme un orphelin,
Un coeur ballot plein des câlins,
Qu'il aurait été prêt à faire
Et pour toute une terre entière.
Moi aussi, en mal d'amitié,
Du pauvre chien j'ai pris pitié,
Donc je garnis mieux ma poubelle
Puisqu'elle est surtout sa gamelle.
Quand il vient souffler à mon huis,
Pour la permission de minuit,
Je laisse ouverte, un peu, ma porte,
Pour que ma chienne, au couchant, sorte.
Tous deux inspirés par Eros,
Rongent les deux bouts d'un même os,
Comme chacun de vous devine,
Ils font plus que copain, copine.
J'espère un jour que l'animal,
Feignant d'apporter mon journal,
Vienne près de ma cheminée,
Poser son âme chagrinée,
Que le destin parte là-bas,
Loin des pauvres chiens que l'on bat,
Et puis, qu'il laisse enfin ,tranquilles,
Mes chiens, loin de ses jeux de quilles.
Fil2fer, le 17/05/2012.