lapoeteamateur
Nouveau poète
Le visage ridé, deux yeux bleus délavés, un ange s'en est allée.
Ce corps frêle, étendu dans son linceul, semblait bien fragile,
Ne laissant pas deviner cette puissance et cette force de toute une vie,
Et pourtant, derrière ces apparences, dans ce monde aujourd'hui tranquile,
Il y avait une femme dont le courage n'avait d'égal que son amour infini.
Deux guerres ne l'ont pas détruites : la première, elle était enfant,
Contrainte de grandir trop vite, de lutter, de croire à un avenir meilleur;
La seconde, elle était déjà adulte, un époux décédé, des enfants
Et fraîchement remariée avec un militaire de carrière et de coeur.
Les bombardements lui ont volé sa moitié, la laissant désemparée,
Mais cette souffrance l'a fortifiée et dans un regain de volonté,
Elle a continué à vivre, à exiter malgré sa solitude et son chagrin,
Se réfugiant dans ses souvenirs heureux privés de lendemain.
Le destin a continué son cruel labeur lui enlevant un enfant
Comme pour éprouver son irrésistible envie de tenir et garder sa dignité,
Elle a gagné dans cette triste lutte et le destin s'est avoué vaincu,
La laissant enfin finaliser ce pour quoi elle avait tant bataillé.
Je me souviens, enfant, de ses récits, de ces histoires de vie,
De son amour et sa tendresse qu'elle donnait toujours intensément,
Je me souviens, adulte, de cette femme que j'appelais mamie,
Et je regrette de ne pouvoir aujourd'hui encore lui dire que je l'aime toujours autant.
Ce corps frêle, étendu dans son linceul, semblait bien fragile,
Ne laissant pas deviner cette puissance et cette force de toute une vie,
Et pourtant, derrière ces apparences, dans ce monde aujourd'hui tranquile,
Il y avait une femme dont le courage n'avait d'égal que son amour infini.
Deux guerres ne l'ont pas détruites : la première, elle était enfant,
Contrainte de grandir trop vite, de lutter, de croire à un avenir meilleur;
La seconde, elle était déjà adulte, un époux décédé, des enfants
Et fraîchement remariée avec un militaire de carrière et de coeur.
Les bombardements lui ont volé sa moitié, la laissant désemparée,
Mais cette souffrance l'a fortifiée et dans un regain de volonté,
Elle a continué à vivre, à exiter malgré sa solitude et son chagrin,
Se réfugiant dans ses souvenirs heureux privés de lendemain.
Le destin a continué son cruel labeur lui enlevant un enfant
Comme pour éprouver son irrésistible envie de tenir et garder sa dignité,
Elle a gagné dans cette triste lutte et le destin s'est avoué vaincu,
La laissant enfin finaliser ce pour quoi elle avait tant bataillé.
Je me souviens, enfant, de ses récits, de ces histoires de vie,
De son amour et sa tendresse qu'elle donnait toujours intensément,
Je me souviens, adulte, de cette femme que j'appelais mamie,
Et je regrette de ne pouvoir aujourd'hui encore lui dire que je l'aime toujours autant.