Hugo Dorvil
Poète libéré
Tu es la soie de la brume
elle écharpe mon épaule
Même dans le silence
où se déchirent les cris
Tu es le vert
celui de la pomme
Il niche dans tes yeux
diamants propres à tailler les miroirs
Tu es la promesse faite au monde
le serment que les enfants croient éternel
La vérité saigne par tes dents
celles là déchirent les replis du serpent
Tu es ce qui me tient, ce qui me tue
ce souffle d’un rien quand je viens dans ta rue
L’aube blessant l’envie du matin
hanté du rêve qui rêve qu’il revient
Tu es la mort annoncée et le baiser d’une rose
la larme fanée fendant la couperose
Tu es la vie qui promet, le sable lié
la virgule du regret, le regard du hunier
Tu es opprobre et mausolée
marbre sanguin aux nervures corail
Le tombeau et le berceau par lesquels je suis né
tu me feras poussière et poussière je serai
De t’avoir tant aimée au jardin d’Eden
d’avoir pleuré tant et si bien
Qu’un fleuve est né souverain
à fleurir mon désert d’un chemin
elle écharpe mon épaule
Même dans le silence
où se déchirent les cris
Tu es le vert
celui de la pomme
Il niche dans tes yeux
diamants propres à tailler les miroirs
Tu es la promesse faite au monde
le serment que les enfants croient éternel
La vérité saigne par tes dents
celles là déchirent les replis du serpent
Tu es ce qui me tient, ce qui me tue
ce souffle d’un rien quand je viens dans ta rue
L’aube blessant l’envie du matin
hanté du rêve qui rêve qu’il revient
Tu es la mort annoncée et le baiser d’une rose
la larme fanée fendant la couperose
Tu es la vie qui promet, le sable lié
la virgule du regret, le regard du hunier
Tu es opprobre et mausolée
marbre sanguin aux nervures corail
Le tombeau et le berceau par lesquels je suis né
tu me feras poussière et poussière je serai
De t’avoir tant aimée au jardin d’Eden
d’avoir pleuré tant et si bien
Qu’un fleuve est né souverain
à fleurir mon désert d’un chemin