Sans n' avoir rien vu venir, j'affiche 25.
A pas de géant, tu viens m'en foutre plein la tronche.
Fais-moi la promesse qu'à l'avenir tu prendras ton temps.
Tu risques la tachycardie. Et moi aussi.
Il paraît que la déambulation, c'est bon pour c'qu'on a.
Promets-moi de marcher plus lentement.
Il est temps pour moi de spéculer sur le 2, et de profiter du 5.
Je jouerai le 5, et encore le 5, je collectionnerai des dés s'il le faut.
J't'ai pas vu venir.
Et pourtant.
Ton dernier périple a été court ;
et ton retour est indéniable.
Je t'entends déjà arriver ; j'entends l'ironie de ton rire.
Verra bien qui rira le dernier.
Ta présence est donc certaine ; à quoi je sais ça ?
Je la ressens avec une troublante différence.
Ce n'est ni ce Jour ni les chiffres incandescents qui me paralyseront.
Tiens ! Tu as enfin appris à frapper aux portes.
T'as passé un coup de fil, annoncé ton arrivée, et t'as même sonné à l'interphone.
Ou est le double de tes clefs ?
Ce voyage t'a radicalement converti et corrigé. Bénéfique !
Tes soudaines bonnes manières m'étonnent un peu ; je suis dubitative, déconcertée.
Si tu savais comme, avant, je te détestais pour entrer sans frotter tes pieds.
Tes gaudasses terreuses, tes panards trop grands.
Et moi, moi je ne t'accueillais pas. M'en veux pas, mais je dois te dire que parfois, tu sais être envahissant et mal venu.
Peut-être aussi que c'est moi qui n'ai jamais pris le temps de venir voir qui entrait chez moi.
La porte a toujours été ouverte après tout.
J'ai toujours préféré rester fumer ma clope à la fenêtre, et imaginer c'que ça pouvait être.
J'n'avais pas saisi que je te tournais le dos. J'avoue que je n'y avais même pas réfléchi.
Egoïste, égocentrique ; vous pouvez bien dire c'que vous voulez.
Comment aurais-tu pu être aimable en ne voyant que mon cul ?
En te tournant le dos, je t'ai tendu la perche pour me foutre des coups de couteau.
Comme tout un chacun, tu n'as pas hésité.
Ni une, ni deux, tu m'en as fait baver.
Et pourtant.
Aujourd'hui chéri, tu n'verras plus mon cul, ni mes mollets galbés.
J'ai travaillé sur la rotation.
Et tu me vois.
Je te vois.
Je t'accueille.
Ce matin, je viendrai t'ouvrir la porte, et je ne t'en voudrai pas de ne pas t'essuyer les pieds.
Mais contradicteur que tu es, tes souliers seront propres.
Aujourd'hui chéri, tu n'verras pas mon cul, ni mes mollets galbés.
Ce sont mes yeux gorgés de conviction et mon bide imbibé d'optimisme que tu pourras admirer.
Finalement tu as du caractère.
J'ai appris à te malléabiliser.
Attends, j'ai 25 ans, j'peux bien inventer des mots.
A défaut de pouvoir gérer le temps, laisse-moi au moins ma liberté.
Viens ! N'hésite pas.
Ne me dis pas que c'est à ton tour d'avoir peur.
Craindrais-tu ceux qui savent t'affronter ?
Nous sommes peu, je le sais.
Viens ! N'hésite pas.
Mes pieds aussi seront fermes.
Si fermes que j'en laisserai des traces sur le goudron.
Je parviens enfin à la voir cette route dont tout le monde parle.
Viens ! N'hésite pas.
Je t'attends. Je t'attends pour la première fois.
Pour la première fois je t'attends, et je n'ai plus peur de ton putain d'engagement.
Je t'offre mon annulaire.
Et pourtant.
Pourtant tu sais que le mariage c'est pas mon truc.
Alors tu vois, je t'offre ma confiance.
Viens ! N'hésite pas.
Je te regarderai, le sourire aux lèvres, et je te dévorerai.
Jusqu'à l'année prochaine.
Et dans un an, ce s'ra la même.
J'ai même poudré ma blanche peau.
Et même si mon cul est beau, tu ne le verras pas.
Je ferai un pas vers toi.
Un, pour commencer.
Les autres, ça attendra.
Mais il sera grand.
C'est à mon tour de faire des pas de géant.
On fait un pacte toi et moi :
Je te reçois avec un verre de vin rouge,
Et toi, toi tu me laisses le temps.
Attention me voilà.
Attention te voilà.
Les rues du monde entier ne dormiront plus.
Je ne serai pas imprudente, mais vivante.
A pas de géant, tu viens m'en foutre plein la tronche.
Fais-moi la promesse qu'à l'avenir tu prendras ton temps.
Tu risques la tachycardie. Et moi aussi.
Il paraît que la déambulation, c'est bon pour c'qu'on a.
Promets-moi de marcher plus lentement.
Il est temps pour moi de spéculer sur le 2, et de profiter du 5.
Je jouerai le 5, et encore le 5, je collectionnerai des dés s'il le faut.
J't'ai pas vu venir.
Et pourtant.
Ton dernier périple a été court ;
et ton retour est indéniable.
Je t'entends déjà arriver ; j'entends l'ironie de ton rire.
Verra bien qui rira le dernier.
Ta présence est donc certaine ; à quoi je sais ça ?
Je la ressens avec une troublante différence.
Ce n'est ni ce Jour ni les chiffres incandescents qui me paralyseront.
Tiens ! Tu as enfin appris à frapper aux portes.
T'as passé un coup de fil, annoncé ton arrivée, et t'as même sonné à l'interphone.
Ou est le double de tes clefs ?
Ce voyage t'a radicalement converti et corrigé. Bénéfique !
Tes soudaines bonnes manières m'étonnent un peu ; je suis dubitative, déconcertée.
Si tu savais comme, avant, je te détestais pour entrer sans frotter tes pieds.
Tes gaudasses terreuses, tes panards trop grands.
Et moi, moi je ne t'accueillais pas. M'en veux pas, mais je dois te dire que parfois, tu sais être envahissant et mal venu.
Peut-être aussi que c'est moi qui n'ai jamais pris le temps de venir voir qui entrait chez moi.
La porte a toujours été ouverte après tout.
J'ai toujours préféré rester fumer ma clope à la fenêtre, et imaginer c'que ça pouvait être.
J'n'avais pas saisi que je te tournais le dos. J'avoue que je n'y avais même pas réfléchi.
Egoïste, égocentrique ; vous pouvez bien dire c'que vous voulez.
Comment aurais-tu pu être aimable en ne voyant que mon cul ?
En te tournant le dos, je t'ai tendu la perche pour me foutre des coups de couteau.
Comme tout un chacun, tu n'as pas hésité.
Ni une, ni deux, tu m'en as fait baver.
Et pourtant.
Aujourd'hui chéri, tu n'verras plus mon cul, ni mes mollets galbés.
J'ai travaillé sur la rotation.
Et tu me vois.
Je te vois.
Je t'accueille.
Ce matin, je viendrai t'ouvrir la porte, et je ne t'en voudrai pas de ne pas t'essuyer les pieds.
Mais contradicteur que tu es, tes souliers seront propres.
Aujourd'hui chéri, tu n'verras pas mon cul, ni mes mollets galbés.
Ce sont mes yeux gorgés de conviction et mon bide imbibé d'optimisme que tu pourras admirer.
Finalement tu as du caractère.
J'ai appris à te malléabiliser.
Attends, j'ai 25 ans, j'peux bien inventer des mots.
A défaut de pouvoir gérer le temps, laisse-moi au moins ma liberté.
Viens ! N'hésite pas.
Ne me dis pas que c'est à ton tour d'avoir peur.
Craindrais-tu ceux qui savent t'affronter ?
Nous sommes peu, je le sais.
Viens ! N'hésite pas.
Mes pieds aussi seront fermes.
Si fermes que j'en laisserai des traces sur le goudron.
Je parviens enfin à la voir cette route dont tout le monde parle.
Viens ! N'hésite pas.
Je t'attends. Je t'attends pour la première fois.
Pour la première fois je t'attends, et je n'ai plus peur de ton putain d'engagement.
Je t'offre mon annulaire.
Et pourtant.
Pourtant tu sais que le mariage c'est pas mon truc.
Alors tu vois, je t'offre ma confiance.
Viens ! N'hésite pas.
Je te regarderai, le sourire aux lèvres, et je te dévorerai.
Jusqu'à l'année prochaine.
Et dans un an, ce s'ra la même.
J'ai même poudré ma blanche peau.
Et même si mon cul est beau, tu ne le verras pas.
Je ferai un pas vers toi.
Un, pour commencer.
Les autres, ça attendra.
Mais il sera grand.
C'est à mon tour de faire des pas de géant.
On fait un pacte toi et moi :
Je te reçois avec un verre de vin rouge,
Et toi, toi tu me laisses le temps.
Attention me voilà.
Attention te voilà.
Les rues du monde entier ne dormiront plus.
Je ne serai pas imprudente, mais vivante.