Trois sans toi (prémonition)
Trois secondes que tu es partie, et j'suis là en caleçon,
Devant le parterre jauni, et je reste comme un con,
Quand je regarde au loin, l'envol des pigeons,
Et que je sers le poing, pour rester au balcon.
Trois minutes que tu es partie, j'me rappelle ton parfum,
Ta bouteille rouge hors de prix, qui empestait le jasmin,
Et j'appelle les taxis, pour savoir lequel tu as pris,
Mais aucun ne répondis, renseignements maudits.
Trois heures que tu es partie, j'suis toujours en caleçon,
Je regarde le juste prix, en pleine méditation,
Et le téléphone sonne soudain, comme un sort, une magie,
j'attrape alors mon calepin, mais ton portable en est parti.
Trois jours que tu es partie, j'me souviens de tes reins,
Tes vêtements de haute couture, la douceur de tes mains,
Je cherche dans mes habits, mes dernières contrefaçons,
Sinon je me prend une biture et toujours en caleçon.
Trois mois que t'es partie, j'en oublie mes peintures,
Mes dessins qui sont pas finis, toute ma littérature,
J'approche de ma dernière partie, de ma villégiature,
Et j'accroche mon tableau pourri, sur le plus grand mur.
Trois ans que tu es partie, j'ai toujours pas changé d'caleçon,
Et je retourne au balcon, espérant ton retour par ici,
C'est vrai que j'ai maigri, mais je mange plus qu'du jambon.
Et j'attends comme un con, avec mon caleçon moisi.
© Matthale. 19/08/2010.
Trois secondes que tu es partie, et j'suis là en caleçon,
Devant le parterre jauni, et je reste comme un con,
Quand je regarde au loin, l'envol des pigeons,
Et que je sers le poing, pour rester au balcon.
Trois minutes que tu es partie, j'me rappelle ton parfum,
Ta bouteille rouge hors de prix, qui empestait le jasmin,
Et j'appelle les taxis, pour savoir lequel tu as pris,
Mais aucun ne répondis, renseignements maudits.
Trois heures que tu es partie, j'suis toujours en caleçon,
Je regarde le juste prix, en pleine méditation,
Et le téléphone sonne soudain, comme un sort, une magie,
j'attrape alors mon calepin, mais ton portable en est parti.
Trois jours que tu es partie, j'me souviens de tes reins,
Tes vêtements de haute couture, la douceur de tes mains,
Je cherche dans mes habits, mes dernières contrefaçons,
Sinon je me prend une biture et toujours en caleçon.
Trois mois que t'es partie, j'en oublie mes peintures,
Mes dessins qui sont pas finis, toute ma littérature,
J'approche de ma dernière partie, de ma villégiature,
Et j'accroche mon tableau pourri, sur le plus grand mur.
Trois ans que tu es partie, j'ai toujours pas changé d'caleçon,
Et je retourne au balcon, espérant ton retour par ici,
C'est vrai que j'ai maigri, mais je mange plus qu'du jambon.
Et j'attends comme un con, avec mon caleçon moisi.
© Matthale. 19/08/2010.