• Visiteur, merci de ne pas poster plus de 5 poèmes par jour. Ceci dans le but d'améliorer la visibilité du site.

transformation...

ombrine

Nouveau poète
Ceci n'est pas un poème mais un texte que j'ai écrit après avoir lu un livre qui m'a beaucoup inspiré et fasciné... Bonne lecture ! =)

Tu étais là. Tu m'attendais. Figé comme une statue, adossé contre le mur, l'éclat de ta peau si pâle luisant dans la pénombre. Un léger sourire sur les lèvres, tu me regardais. Je m'approchais de toi, pas apeurée le moins du monde.
J'étais sereine et décidée. Tu me tendis la main et je la pris, en sentant au creux de ma paume ta peau douce et glacée.
_Tu es sûre ? me demandas-tu.
_Absolument.
Tu commenças par poser tes lèvres pourpres sur les miennes. Puis, ta bouche descendit le long de mon cou, pendant que d'une main tu poussais délicatement les mèches de mes cheveux. Lorsqu'enfin je sentis tes lèvres froides sur ma gorge, tu hésitas un instant, relevas la tête et me regardas dans les yeux.
_Quoi ? demandis-je.
_Tu ne veux pas arrêter ? Après il sera trop tard. Tu ne pourras plus jamais faire machine arrière.
_Ce n'est pas ce que je veux. Tout ce que je souhaite, c'est de ne jamais te perdre. Continue s'il te plaît.
_Je ne te mérite pas. Tu es si...
L'air pensif, tu t'arrêtas un moment.
_Dis-le !
_Si... unique, m'avouas-tu avec un regard d'une profonde tristesse mais néanmoins amoureux.
_Vite ! te suppliais-je. Je t'en prie vas-y.
_Comme tu voudras.
Tu m'embrassas une dernière fois, puis posas de nouveau ta bouche sur mon cou. Au moment où tu ouvris tes lèvres, dévoilant tes dents longues et blanches, tes canines pointues, un frisson d'excitation s'empara de moi. Nous allions enfin être liés ! Plus rien ne pourrait jamais plus nous séparer.
Puis tu mordis.
L'espace d'un instant, je ressentis une vive douleur, mais ne dis rien, car je m'y étais préparée. Je savais ce à quoi je m'engageais. Tu me serras davantage dans tes bras puissants pendant que tu te délectais de mon sang. Je me sentis faible, de plus en plus faible, et je pus entendre mes veines se vider. Je ne pouvais tomber car tu me tenais, mais mes jambes flageôlaient. Lorsque ce fut fini, tu relevas la tête, et me regardant droit dans les yeux avec tes prunelles sombres et magnifiques, tu me dis :
_Je t'aime.
_Moi aussi, je t'aime.
Ma voix n'étais plus qu'un murmure. Avant de sombrer, je te dis dans un dernier souffle, le dernier souffle de ma vie humaine :
_Tu m'as sauvé la vie, et à présent je t'offre la mienne. Désormais nous resterons ensemble pour l'éternité...
Et je m'évanouis dans tes bras, fermant mes yeux de mortelle. La prochaine fois que je les rouvrirai, je serais comme toi...
 
Retour
Haut