Toute ma vie, mon amour, j’ai voulu t’oublier,
Et tous les jours, mon amour, m’ont vu à tes côtés,
Je rêvais d’aventures, de voiliers,
Près de toi lâchement, j’ai bien vite abdiqué ;
Mon amour, mon ennui, ma routine,
Le lieu de ma joie fut la sortie d’usine,
Aux baisers salés de tes sautes d’humeurs,
J’ai laissé mes colères, mes passions, mes fureurs ;
Je voulais prendre mer et laisser mes affaires,
Je n’ai eu pour refuge qu’une enfance d’hier,
Si je suis parti, c’est au coin de ta rue,
Ta rue trop étroite à l’impasse imprévue ;
Mon amour, la tendresse a remplacé l’ardeur,
Et le feu des promesses n’est qu’un voile menteur,
Tu as pondu tes mômes en les rendant miens,
Et poussant le landau, tu freinas mon destin ;
Tu m’as cru royal quand je ne fus que quelconque,
Mon amour, ma tranquille, voilà la vie donc,
Je me voyais héros et ne suis que mari,
L’amour vaut-il qu’on lui lègue sa vie.
Et tous les jours, mon amour, m’ont vu à tes côtés,
Je rêvais d’aventures, de voiliers,
Près de toi lâchement, j’ai bien vite abdiqué ;
Mon amour, mon ennui, ma routine,
Le lieu de ma joie fut la sortie d’usine,
Aux baisers salés de tes sautes d’humeurs,
J’ai laissé mes colères, mes passions, mes fureurs ;
Je voulais prendre mer et laisser mes affaires,
Je n’ai eu pour refuge qu’une enfance d’hier,
Si je suis parti, c’est au coin de ta rue,
Ta rue trop étroite à l’impasse imprévue ;
Mon amour, la tendresse a remplacé l’ardeur,
Et le feu des promesses n’est qu’un voile menteur,
Tu as pondu tes mômes en les rendant miens,
Et poussant le landau, tu freinas mon destin ;
Tu m’as cru royal quand je ne fus que quelconque,
Mon amour, ma tranquille, voilà la vie donc,
Je me voyais héros et ne suis que mari,
L’amour vaut-il qu’on lui lègue sa vie.