Eléâzar
Maître Poète
Toute vie est pareille à la petite flamme
Qui s’agite sur la bougie droite comme I
Eteinte brusquement par de vent une lame
N’ayant pas de regret sur ce qu’il a commis
Or parfois d’icelui surgit fine une brise
Qui décime la cire en attisant le feu
Et quand elle s’en va se finit une crise
Rendant à la bougie son air vivant de peu
Mais ce vent faible et lent doucement la consume
Bien qu’il soit l’élément le plus attendrissant
Pour la flamme qui brûle et de tuer assume
Qu’elle diminue ou qu’elle aille grandissant
La vie a une flamme à tous les vents soumise
Impossible à couvrir d’une humide chemise.
Qui s’agite sur la bougie droite comme I
Eteinte brusquement par de vent une lame
N’ayant pas de regret sur ce qu’il a commis
Or parfois d’icelui surgit fine une brise
Qui décime la cire en attisant le feu
Et quand elle s’en va se finit une crise
Rendant à la bougie son air vivant de peu
Mais ce vent faible et lent doucement la consume
Bien qu’il soit l’élément le plus attendrissant
Pour la flamme qui brûle et de tuer assume
Qu’elle diminue ou qu’elle aille grandissant
La vie a une flamme à tous les vents soumise
Impossible à couvrir d’une humide chemise.