Toi ma mer...
Sans cesse tu charries algues brunes et coquillages,
Poussée par les vents sournois tu danses en mesure
Sans jamais faillir tu défies l'immense azur,
Parée d'écume tu redessines le paysage...
Sur tes rivages blonds, impassibles tels des sphinx,
Les rochers immobiles, te regardent fixement,
Écoutent de ton cœur les profonds battements,
Tombe la nuit, leurs phares t'épient d'un œil de lynx...
Ajoncs et bruyères enivrés par tes embruns,
Se couchent sous le vent courant sur tes entrailles,
Embrassant notre terre pressentant tes batailles,
Résistant à son assaut en ne faisant plus qu'un...
Pendant ce temps l'homme inquiet ferme ses croisées
Et ses volets frappant les murs de sa demeure,
Ramasse son bois alors qu'il est encore l'heure,
Va préparer un grand feu dans sa cheminée.
Ma mer, tes vagues émeraude peuvent s'élancer;
Du grenier, on peut apercevoir tes chevaux blancs
Galopant sur la grève et puis s'en retournant...
Serait-ce l’œuvre des magiciens ou des fées?
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