-Assise,en train de regarder, -Une partition encore inachevée, -Dans ma tête,je chante cet air, -Que tu m'évoques quand ta lumière m'éclaire, -Fermant les yeux,pensant à toi, -Cherchant un accord harmonieux,au plus profond de moi, -Je t'imagine,tes mains à côtés,des miennes si fragiles, -Modelant les notes de ma musique,tel de l'argile, -Les touches blanches,comme s'il neigeait, -Les touches noires, noires de jais, -Scintillent malgré les fausses notes que je fais, -Déconcentrée par ta présence imaginaire,qui ne m'a jamais apparût plus vraie, -Cette musique que nos mains et nos coeurs ont crées, -Résonne en moi,comme tout les mots que tu as prononcées, -Le temps est passé, -Les années ont défilées, -Chaque années où,imaginaire,encore,je te revois, -Je m'aperçois,avec tristesse et avec effroi, -Que,à chaque fois que tu apparais, -Et à mon plus grand regret, -Une octave éloigne nos mains, -Et nous continuons nos refrains, -Loin de nos coeurs, -Loin de notre amour rêveur, -Sur ce piano infini, -Qui n'est autre que la vie.