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Théorie du presse citron

THEOREM1

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Théorie du presse citron


Moins par moins égal plus, plus, plus,
C'est la théorie du super bonus.
Qui met notre vie entre parenthèses
Au gré de la valeur absolue du pèze.
Théoriciens, de mes fesses, boni-menteurs,
Je rêve, bandes d'affabulateurs,
De vous empaler sur les sommets pointus
De vos courbes exponentielles, vous jouirez là :
Brillants mathématiciens beaucoup trop zélés (1)
Gestionnaires rivés qu’à la seule rentabilité
Et qui ne voient en tout que profitabilité
Ne comparent qu’avec les rapports financiers,
Il y a ceux aussi qui surendettent volontairement
Leurs sociétés pour mieux préssuriser leurs salariés,
Une gestion par le stress et la peur ; du marche ou crève,
Pour évidemment augmenter les rendements.
Pour vous ARRAISONNER, du meilleur point de vue
Sur l'étendue de tous les désastres causés.
Mais, je crains que cela ne vous laisse impassibles,
Tant vous êtes programmés pour être insensibles
Aux douleurs de vos contemporains, si inaccessibles.
Exclusivement obnubilés par les rendements
Vous n’êtes qu’aux services des très puissants,
Pourvu qu’ils vous nourrissent bien grassement.
Car, il n’y a que l’argent qui vous tienne lieu de Foi,
Pour le reste, parfois, vous vous affranchissez des lois.

Temps de mépris.

Moins par moins égal plus, plus, plus,
C'est la théorie du super bonus.
Voilà la base de vos stratégies
Relatives à géométrie variable
Qui met notre vie entre parenthèse
Au gré de la valeur absolue du pèze.
Avec toujours comme constante l'ère presse citron (2),
Je vous hais théories, théoriciens et théorèmes,
Vous me donnez des boutons, me rendez blême :
Je suis victime d'une très méchante fièvre financière.

Tant de profits.

Moins par moins égal plus, plus, plus,
C'est théorie du super bonus
Qui nous soustrait l'assiette rationnelle
Si nous ne rentrons plus dans la fourchette.
Engeance de malheur qui pose les salariés
En abscisse où les profits sont ordonnés

Pour qui l'homme n'équivaut plus qu'à une charge en Euros.
Qu'il convient de faire tendre vers l'infiniment petit,
Je m'indigne de toutes vos équations bancales,
Vous me répugnez par votre myopie intégrale.

Temps de profit.

Moins par moins égal plus, plus, plus,
Les soustractions en masse d'inconnus
Et les multiplications des plus-values
Sont les opérations sans variante
De vos restructurations si déprimantes.
Voilà la théorie qui met notre vie entre parenthèse
Au gré de la valeur absolue du pèze, $ $ $$
Qui me donne des boutons, qui me rend blême :
Je suis victime d'une violente fièvre financière,
Je délire exclusiv(e)ment en tangentes inclusives.

Tant de mépris,
Temps de profit.

Texte déposé

(1) ces petits jeux destructeurs la planète financière et sa faune occupe une place de choix.
(2) Avec tous les pépins, ce n’est pas de la tarte !




Dans le but d’obtenir de meilleures retraites, les salariés yankees mettent leurs collègues du monde entier sur la paille pour récoltant ainsi plus de blé de leurs fonds de pensions avec la grande faucheuse de la pensée unique.

C’est l’intérêt capital qui prime dans la nouvelle lutte finale.

Risquer au moindre mot gentil adressé à une Sylvie de se faire condamner pour harcèlement sexuel, être libre de déambuler dans les rues avec un pétard pour assurer son auto-défense ou vivre dans des ghettos pour pauvres et des camps résidentiels retranchés si vous êtes très fortunés, être ruiné si vous tombez gravement malade. Est-ce cela le rêve américain ?


O0o

Ce texte est dédié à tous les patrons heureusement encore les plus nombreux qui n'entrent pas dans ces schémas de pensées et particulièrement à ceux doivent se battre au quotidien pour survivre et sauver les emplois des salariés et qui se reconnaissent beaucoup plus dans la valeur du travail que financière.

Il ne faut surtout pas par amalgame un peu trop facile jeter l’opprobre et la pierre en les accablant tous.

Par contre, il y a des gestionnaires d’entreprise assez cyniques pour volontairement placer leurs entreprises à la limite du surendettement pour accroître au maximum la pression sur leurs salariés et faire en quelque sorte du chantage à l’emploi : marche ou crève est leur devise.

Ce n’est pas un péché de gagner de l’argent mais un gage de bonne santé économique. Mais, l’essentiel est la manière de le faire.


oOoOo

On ne subit pas l'avenir, on le fait.
Georges Bernanos

Sur les plus trônes du monde, les rois ne sont assis que sur leur derrière.
Montaigne

Il faut descendre dans la rue avant qu'on nous y jette.

Sans sécu,
Sans statut,
C'est l'Amérique !

Deux slogans des grèves de fin 1995
 
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