tropico1970
Nouveau poète
Lorsque le dernier printemps de ta vie naîtra,
Lorsque ta seconde lumière paraîtra,
Et le jour où, pour toi, le soleil s'éteindra,
Un amour, inconnu sur terr' disparaîtra.
Dès que la pluie cessera d'arroser les fleurs,
Quand le monde sera dominé par la peur,
Quand plus rien n'assèchera nos multiples pleurs,
L'amour, seule et méprisée, quittera nos coeurs.
Les hommes rêvent encor d'amour et de paix,
Et pourtant, leur esprit, plein d'un brouillard épais,
Dans une confusion ne fait que les mêler:
Ils se détestent et ne font que s'entre-tuer.
Parmi les étoiles peuplant la nuit,
Il en est une, discrète, qui plus fort luit.
Cette étoile, je te la donne, toi qui fuit
La vie, ce que tu étais et ce que je suis.
Lorsque le dernier oiseau quittera son nid,
Lorsque le dernier torrent enfreindra son lit,
Et lorsque, du temps, mourra la dernière amie,
le corps de tous les êtres laissera la vie.
La mort est si loin et semble pourtant si proch'
Et ce dieu si cruel qui notre vie nous fauche,
Quel est-il? Pourquoi de la terre il nous décroche?
Quel est donc enfin le destin, guide si gauche?
J'amènerai avec moi quand je partirai
Un brin d'herbe, cueilli dans je ne sais quel pré.
Et si je te rencontre, je te l'offrirai.
Ainsi, si tu oublies, je le pardonnerai.
Lorsqu'un être part, on ne s'en aperçoit pas:
Le temps continue son chemin, ne s'en fait pas.
Les fleurs qui percent la terre, ont le même éclat
Que lorsqu'on les découvre la première fois.
Cependant, moi, j'ai mal, je souffre ton absence.
Tu es parti, causant une douleur intense
Dans nos coeurs. Sans un mot, laissant un vide immense,
Tu nous as tous abandonnés dans l'ignorance.
Je ne te reproche rien, même pas ton départ.
Simplement, il me manque ta joie, ton regard.
J'aimerais tant te rejoindre dans le hasard
De l'univers, dans son infini si bizarre.
Note de l'auteur: c'est un poème dédié à mon grand-père. Il est mort en janvier 1984. Faites le compte, j'ai mis 2 ans à faire mon deuil. Et je suis restée longtemps persuadée qu'il était là, dans ma chambre, à coté de moi....jusqu'à ce que je change de chambre!
Lorsque ta seconde lumière paraîtra,
Et le jour où, pour toi, le soleil s'éteindra,
Un amour, inconnu sur terr' disparaîtra.
Dès que la pluie cessera d'arroser les fleurs,
Quand le monde sera dominé par la peur,
Quand plus rien n'assèchera nos multiples pleurs,
L'amour, seule et méprisée, quittera nos coeurs.
Les hommes rêvent encor d'amour et de paix,
Et pourtant, leur esprit, plein d'un brouillard épais,
Dans une confusion ne fait que les mêler:
Ils se détestent et ne font que s'entre-tuer.
Parmi les étoiles peuplant la nuit,
Il en est une, discrète, qui plus fort luit.
Cette étoile, je te la donne, toi qui fuit
La vie, ce que tu étais et ce que je suis.
Lorsque le dernier oiseau quittera son nid,
Lorsque le dernier torrent enfreindra son lit,
Et lorsque, du temps, mourra la dernière amie,
le corps de tous les êtres laissera la vie.
La mort est si loin et semble pourtant si proch'
Et ce dieu si cruel qui notre vie nous fauche,
Quel est-il? Pourquoi de la terre il nous décroche?
Quel est donc enfin le destin, guide si gauche?
J'amènerai avec moi quand je partirai
Un brin d'herbe, cueilli dans je ne sais quel pré.
Et si je te rencontre, je te l'offrirai.
Ainsi, si tu oublies, je le pardonnerai.
Lorsqu'un être part, on ne s'en aperçoit pas:
Le temps continue son chemin, ne s'en fait pas.
Les fleurs qui percent la terre, ont le même éclat
Que lorsqu'on les découvre la première fois.
Cependant, moi, j'ai mal, je souffre ton absence.
Tu es parti, causant une douleur intense
Dans nos coeurs. Sans un mot, laissant un vide immense,
Tu nous as tous abandonnés dans l'ignorance.
Je ne te reproche rien, même pas ton départ.
Simplement, il me manque ta joie, ton regard.
J'aimerais tant te rejoindre dans le hasard
De l'univers, dans son infini si bizarre.
Note de l'auteur: c'est un poème dédié à mon grand-père. Il est mort en janvier 1984. Faites le compte, j'ai mis 2 ans à faire mon deuil. Et je suis restée longtemps persuadée qu'il était là, dans ma chambre, à coté de moi....jusqu'à ce que je change de chambre!