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Sur l'herbe

marione1

Nouveau poète
Parce que je ne sais plus comment parler. J’ai trop de doutes. J’aimerais pouvoir tous balancer autours de moi. Partir sans me retourner et tout recommencer. Ne jamais vieillir. Avoir l’éternité devant moi pour faire des erreurs et les racheter. Pour pleurer et rire. Pour apprendre de mes fautes. Pour vivre pleinement. Pour tout voir. Tout découvrir. Tout comprendre. Pour savoir. Parce que le savoir est un trésor précieux et qu’il nous absorbe tout entier jusqu’à ce qu’on ne ressente plus rien. Ni souffrance , ni douleur, ni bonheur, ni joie, ni amour, ni déception. On dit que le bonheur n’est possible que si nous avons étés malheureux avant. Et bien moi j’aimerais ne rien ressentir. Le goût de la vie est trop amer. J’aimerais vous dire au revoir à tous. Fermer les yeux doucement, sans peur ni peine et ne jamais les rouvrires. Mais il paraît que c’est mal. Qu’on laisse des gens derrière nous et qu’on n’est égoïste. Alors pour le bien des autres on doit continuer à avancer même si c’est en se trainant sur le béton et en s’éraflant la peau et le cœur.
On continu. Pas pour sois mais pour eux.
Et si j’en avais marre de continuer ? Les gens que j’aime sont loin et j’en ai assez d’enchaîner les erreurs. J’en ai assez d’être une idiote égoïste et pitoyable. Un soir je marcherais sur l’herbe. J’écouterais tout . Pour une fois je m’ouvrirais entièrement sans peur des blessures à venir. J’aspirerais une grande bouffée d’air frais. S’il pleut, je laisserais les gouttes d’eau caresser mon visage , mes épaules, mon cou… Peut être que mes larmes se mêleront à la pluie. Ma main se refermera sur une lame. Une lame froide, belle et brillante dans la nuit. Mais je n’aurais pas mal. Pas mal quand elle en fera plus qu’un avec mon corps. Et le rouge sur mes vêtement sera d’une beauté éclatante. La lune me bénira des ses rayons. Et je m’allongerais le sourire aux lèvres. Parce que ce sera la fin. La fin de toute chose. Je deviendrais une poussière dans l’univers infini. Je n’existerais tout simplement plus. Les hommes de dieux nous assomme de paradis ou d’enfer. De punition ou de vie éternelle autre part. J’espère qu’il n’y à rien après la mort. L’idée de ne plus exister. Plus du tout, effraie. Moi je n’ai pas peur.
Vous n’avez jamais rêvé d’un monde ou vous seriez juste bien. Sans savoir pourquoi. Pas pleinement heureux juste serein.
Quand la vieille femme en face de vous vous tendra la main, prenez la. Ne pleurez pas. Offrez vous à l’éternité dans un songe vide de tout sens ou sensation. C’est la délivrance.
 
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