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Sur le seuil de ta demeure...

Danielkalonda PLAGIEUR

Nouveau poète
Tu n’es pas revenue…


Tu m’as dit l’autrefois :
«Va, mais ne me quitte pas!»
Et tu as refermé la porte de ton cœur, bouclé
Et je suis resté sur le seuil de son entrée
Attendant en vain que tu me fournisses la clef
Pour m’y faire à nouveau pénétrer

Pourtant, tu m’as traité comme un des leurs
Et même si j’attends sur le seuil de ta demeure

Pendant la nuit, tu en as profité pour t’éloigner
De par derrière la maison, tu t’es esquivée sur l’heure
Sans me demander mon reste, ni me témoigner
La moindre caresse, que quémandait mon triste cœur

Me laissant seul à jamais comme un des leurs
Et depuis, j’attends toujours sur le seuil de ta demeure
Que tu reviennes
Dans les jours qui viennent

Mais, tu n’es pas revenue…
Mais toujours comme un des leurs, je suis demeuré
Sur place, nichant-là, comme tu l’avais espéré
Attendant ton retour et ta venue

Parfois, l’hiver, les enfants me jettent des cris
Ou des miettes de pain sur le perron d’aussi loin…
Qu’ils le peuvent car ils ne veulent s’approcher
Plus près de mon corps si terne et amaigri
Mais les oiseaux ont bouffé le repas arraché
À mes crocs affamés, et je reste dans le besoin

Mais tu m’as traité comme un des leurs
Et loyal, je suis…
Je reste donc sur le seuil de ta demeure
Le jour comme la nuit
Attendant que tu reviennes
Dans les mois, dans les semaines…
Qui viennent

J’ai oublié depuis, avec les années passées
L’histoire de notre amour maintenant trépassé
Mais malgré la déchéance de la place devenue délabrée
Je suis resté fidèle à ton souvenir déjà altéré

Et sur le seuil abandonné de ta demeure
Puisque tu m’as traité comme un des leurs
Malgré la soif, malgré la faim et le froid
Je suis comme les chiens, je mords et j’aboie
Au moindre intrus qui se présente à cet endroit

En attendant que tu reviennes…
 
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