Sur le fil de la vie
Ils rentrent en piste
Les Artistes
Chacun
En est un
Même s'il l'ignore,
Il intègre le décor :
Débutant en détresse
Ou avec maladresse,
Equilibriste plein d'adresse,
Funambule céleste,
Suivent de leur vie le filin
Tendu par le destin.
D'aucuns montent, descendent,
D'autres s'ignorent, se haïssent,
Nombres s'aiment, s'indiffèrent,
Enfin, certains s’exaspèrent
Sur un câble d'acier
Comme sur un fil de fer rouillé.
Chacun y reste suspendu
Sauf, ceux qui s'y sont pendus.
Avec un balancier
Pour ne pas perdre pied ;
Le hasard embusqué
Des milliards de fils
Balancés par les éléments
De la ligne d'horizon au firmament.
L'équilibre est instable
Si le suspense, le rythme sont insoutenables
La tentation de se laisser filer
Plus bas pour éviter la chute,
Est grande, devant le vertige de la lutte.
Le prince bien né,
Piteux, peut se révéler
Tandis qu'en haillons un gueux
Peut se transformer en dieu.
Sur le fil de rasoir
De nos vies dérisoires,
Fragiles comme l'air du temps,
Fugitives comme le souffle du vent,
Avec par exception l'assurance
De la chance
Pleine d'insolence,
En plus du talent
Plus ou moins grand
Mais l'ennui,
La mort, le succès
Ne tiennent qu'à un fil
Une ligne d'audace,
Ou tu fuis
Au passé cramponné, raccroché,
Inhibé,
Impossible d'avancer,
Ou tu te fracasses
Abîmé soit, pour quelques jours
Soit, pour tout le reste de tes jours,
Ou tu passes
Et tu dépasses tes peursIls rentrent en piste
Les Artistes
Chacun
En est un
Même s'il l'ignore,
Il intègre le décor :
Débutant en détresse
Ou avec maladresse,
Equilibriste plein d'adresse,
Funambule céleste,
Suivent de leur vie le filin
Tendu par le destin.
D'aucuns montent, descendent,
D'autres s'ignorent, se haïssent,
Nombres s'aiment, s'indiffèrent,
Enfin, certains s’exaspèrent
Sur un câble d'acier
Comme sur un fil de fer rouillé.
Chacun y reste suspendu
Sauf, ceux qui s'y sont pendus.
Avec un balancier
Pour ne pas perdre pied ;
Le hasard embusqué
Des milliards de fils
Balancés par les éléments
De la ligne d'horizon au firmament.
L'équilibre est instable
Si le suspense, le rythme sont insoutenables
La tentation de se laisser filer
Plus bas pour éviter la chute,
Est grande, devant le vertige de la lutte.
Le prince bien né,
Piteux, peut se révéler
Tandis qu'en haillons un gueux
Peut se transformer en dieu.
Sur le fil de rasoir
De nos vies dérisoires,
Fragiles comme l'air du temps,
Fugitives comme le souffle du vent,
Avec par exception l'assurance
De la chance
Pleine d'insolence,
En plus du talent
Plus ou moins grand
Mais l'ennui,
La mort, le succès
Ne tiennent qu'à un fil
Une ligne d'audace,
Ou tu fuis
Au passé cramponné, raccroché,
Inhibé,
Impossible d'avancer,
Ou tu te fracasses
Abîmé soit, pour quelques jours
Soit, pour tout le reste de tes jours,
Ou tu passes
Pour atteindre l'inaccessible bonheur.
A un rien près tu meurs, tu vis
Sur le fil de provisoire de ta vie :
Toi seul est en piste,
L'Artiste
Tu joues ta petite destinée
Parmi la bobine de fils infinie
De la VIE.
A un rien près tu meurs, tu vis
Sur le fil de provisoire de ta vie :
Toi seul est en piste,
L'Artiste
Tu joues ta petite destinée
Parmi la bobine de fils infinie
De la VIE.
Texte déposé