fil2fer
Poète libéré
Sur le bord du chemin.
Tout le long du chemin j’ai perdu mes amis.
Les plus vieux sont si loin et trainent mon enfance,
Dans leur ballot usé où ce monde endormi
S’est éteint brusquement pour notre adolescence.
J’ai laissé mes amis suivre d’autres chemins
De ceux qui mènent loin, sans ramener à Rome,
J’ai jeté nos hier, j’ai tué nos demain,
Lorsque l’adolescent a voulu faire un homme.
J’ai laissé des amis, hélas ! Mourir aussi.
Là-bas, si loin de moi, que le temps passe vite !
La mort les a fait prendre un mauvais raccourci
Et dans mes souvenirs ma larme les invite.
Tous ces petits cailloux pointillent mon chemin
Comme un petit poucet j’ai tracé cette ligne,
Qui relie de ma vie le début à la fin.
De mes tas de charbon jusqu’à mes rangs de vignes.
Faudra-t-il que je laisse aussi sur le chemin,
Ces morceaux d’aujourd’hui et à mon cœur si tendre.
Ou puis-je m’arrêter de cavaler, enfin !
Et m’asseoir sur un banc et pouvoir vous attendre.
Fil2fer Le 13/11/2011.
Tout le long du chemin j’ai perdu mes amis.
Les plus vieux sont si loin et trainent mon enfance,
Dans leur ballot usé où ce monde endormi
S’est éteint brusquement pour notre adolescence.
J’ai laissé mes amis suivre d’autres chemins
De ceux qui mènent loin, sans ramener à Rome,
J’ai jeté nos hier, j’ai tué nos demain,
Lorsque l’adolescent a voulu faire un homme.
J’ai laissé des amis, hélas ! Mourir aussi.
Là-bas, si loin de moi, que le temps passe vite !
La mort les a fait prendre un mauvais raccourci
Et dans mes souvenirs ma larme les invite.
Tous ces petits cailloux pointillent mon chemin
Comme un petit poucet j’ai tracé cette ligne,
Qui relie de ma vie le début à la fin.
De mes tas de charbon jusqu’à mes rangs de vignes.
Faudra-t-il que je laisse aussi sur le chemin,
Ces morceaux d’aujourd’hui et à mon cœur si tendre.
Ou puis-je m’arrêter de cavaler, enfin !
Et m’asseoir sur un banc et pouvoir vous attendre.
Fil2fer Le 13/11/2011.