benoit la plume
Maître Poète
STAR-SLAMEUSE
Ces mots tapés sur ton ordi
Que tu iras clamer aux soirs
De scène ouverte les mercredis
Pour des slameurs en encensoir,
Tu les as picoré tout crus
Dans des bistrots, dans des métros,
Ou s’envolant au coin des rues,
Ces mots tout nus, ces mots zéro.
Ces mots de rien, des gens du cru
Qu’on voit traverser l’existence
Comme des fleuves dans la décrue,
Ou des bolides en panne d’essence.
Ces gens de peu, mais qui font face
A leurs soucis, à leurs alarmes.
Avec humour ils les effacent,
En des sourires cachant leurs larmes.
Les mots des vies lourdes à porter
Qu’on n’avoue pas mais qu’on devine
Au détour d’un regard voilé,
Ou d’une échine qui s’incline.
Et ton grand cœur de fille si belle
A des antennes pour tout capter,
Et les souffrances en décibels,
Et les blessures à réparer.
Et tu le fais avec brio,
Maniant le rire, la raillerie,
Et l’émotion qui monte si haut
Fouillant les cœurs au bistouri.
Souvent tu m’as tant fasciné,
Que sans aucun salamalec
Je reviendrai pour t’écouter,
Et m’enivrer à plein avec
Tes mots tapés sur ton ordi,
Que tu viendras clamer aux soirs
De scène ouverte les mercredis
Pour des slameurs en encensoir.
Ces mots tapés sur ton ordi
Que tu iras clamer aux soirs
De scène ouverte les mercredis
Pour des slameurs en encensoir,
Tu les as picoré tout crus
Dans des bistrots, dans des métros,
Ou s’envolant au coin des rues,
Ces mots tout nus, ces mots zéro.
Ces mots de rien, des gens du cru
Qu’on voit traverser l’existence
Comme des fleuves dans la décrue,
Ou des bolides en panne d’essence.
Ces gens de peu, mais qui font face
A leurs soucis, à leurs alarmes.
Avec humour ils les effacent,
En des sourires cachant leurs larmes.
Les mots des vies lourdes à porter
Qu’on n’avoue pas mais qu’on devine
Au détour d’un regard voilé,
Ou d’une échine qui s’incline.
Et ton grand cœur de fille si belle
A des antennes pour tout capter,
Et les souffrances en décibels,
Et les blessures à réparer.
Et tu le fais avec brio,
Maniant le rire, la raillerie,
Et l’émotion qui monte si haut
Fouillant les cœurs au bistouri.
Souvent tu m’as tant fasciné,
Que sans aucun salamalec
Je reviendrai pour t’écouter,
Et m’enivrer à plein avec
Tes mots tapés sur ton ordi,
Que tu viendras clamer aux soirs
De scène ouverte les mercredis
Pour des slameurs en encensoir.