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SOUVENIRS ... D'ENFANCE

petitbolide

Poète libéré
SOUVENIRS ……. D’ENFANCE


Devant la fenêtre de la chambre,

Trônait la vieille malle en merisier

Cette vieille malle ô combien encombrante

Désormais remisée au grenier.


En relevant le couvercle,

J’espérais , sans doute , découvrir un secret ,

Peut-être d’un amoureux une lettre,

Ou encore un tout autre objet oublié…


J’imaginais en sortir un passé occulté,

Un document dévoilant une révélation,

Une confidence couchée sur papier,

Une preuve évidente de véritable passion…


Mes mains, tremblantes, hésitantes,

Déplaçaient doucement les objets encombrants.

Mes yeux, curieux et impatients,

Couraient de part et d’autre sans dérangement.


Devant un cahier vert à spirales,

Mes yeux et mes mains s’arrêtèrent..

Mon acte était-il, ou non moral ?

Je le pris , lentement, et le mis dans la lumière.


 

Alors, les souvenirs d’une adolescente,

Une jeune fille de 20 ans ou peut-être plus

Ces souvenirs étaient là, écrits, angoissants;

Ils se jetaient sur moi tel un vilain virus.


La première page était joliment décorée,

De petits desseins ça et là jetés,

Et qui ornaient une écriture calligraphiée.

Au stylo plume plongé dans l’encrier.


Pas de rature !

Que des mots maintes fois répétés.

Pas de bavure !

Que des phrases joliment rédigées.


Dans le silence de la nuit,,

Mes yeux dévoraient les mots.

Laissant libre cours à ma fantaisie,

A mon imagination en quête d’un héros.


Le petit cahier vert,

Jauni par le temps ,

Racontait les journées d’une demoiselle

Chaque jour, elle y consignait ses solitaires moments.


Aucun nom, aucune signature,

Juste les lettres A. B. pour se démarquer,

A qui appartenait cette jolie écriture ?

Un homme, une femme mais … sûrement amouraché


Dans la malle, un peu plus au fond,

Un petit paquet enrubanné , attirait mon regard :

Un petit noeud rouge vermillon,

Retenait des enveloppes en provenance du Gard


C’est alors que je compris, que cette jeune femme

Qui recevait chaque semaine quelques lettres,

Et qui signait de ses propres initiales,

Devait être, tout simplement… ma grand-mère.


 

 

 

 

 

 
Christine GOURDON 22 janvier 2012
 
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