AnBraz
Nouveau poète
Je vivais bien, alors,
Sous les pluies de l'Angleterre,
Au milieu de ce décor
Qui avait tout pour me plaire,
Loin de vous et vos dehors
De fausses aimables civilités,
Et surtout si loin de vos préjugés
Je vivais libre à ma manière.
Et depuis je me suicide
A coups de bières, à coups de vers,
Inonde mes veines, l'âme vide
Et dépitée par vos sourires amers ;
Je nourris des démons morbides,
Ceux qui te rongent de l'intérieur
Et te font découvrir le bonheur,
Même d'un ultime naufrage en mer.
Mais c'est dans l'océan de la vie
Que vos inventez autour de moi
Où je chavire sans répit,
Où chaque jour je me noie ;
Et au milieu de cette asphyxie
Inutile de retenir sa respiration
Ou se débattre de cette captation :
Sois juste servile et tais-toi !
J'écoute le bruit que font les arbres
Abandonnés aux caprices du vent,
J'écoute le bruit que font mes larmes
Abandonnées aux caprices du Temps ;
Et au milieu de ce sourd vacarme
Je laisse s'évaporer ma rancune
Sous le regard pâle de la lune
Et des chats et puis des gens.
Tu sais, il n'y a pas de gloire,
Tout juste de quoi écrire ces vers,
Dans cette vie pleine de désespoirs
Que je cuve au comptoir de l'Hiver ;
Me suivrais-tu, juste pour voir,
Dans un tout dernier plongeon,
Sur le bitume, s'écraser sans raison
Et voir qui d'eux ou nous y perd ?
[ www.an-braz.net © Tous droits réservés ]
Sous les pluies de l'Angleterre,
Au milieu de ce décor
Qui avait tout pour me plaire,
Loin de vous et vos dehors
De fausses aimables civilités,
Et surtout si loin de vos préjugés
Je vivais libre à ma manière.
Et depuis je me suicide
A coups de bières, à coups de vers,
Inonde mes veines, l'âme vide
Et dépitée par vos sourires amers ;
Je nourris des démons morbides,
Ceux qui te rongent de l'intérieur
Et te font découvrir le bonheur,
Même d'un ultime naufrage en mer.
Mais c'est dans l'océan de la vie
Que vos inventez autour de moi
Où je chavire sans répit,
Où chaque jour je me noie ;
Et au milieu de cette asphyxie
Inutile de retenir sa respiration
Ou se débattre de cette captation :
Sois juste servile et tais-toi !
J'écoute le bruit que font les arbres
Abandonnés aux caprices du vent,
J'écoute le bruit que font mes larmes
Abandonnées aux caprices du Temps ;
Et au milieu de ce sourd vacarme
Je laisse s'évaporer ma rancune
Sous le regard pâle de la lune
Et des chats et puis des gens.
Tu sais, il n'y a pas de gloire,
Tout juste de quoi écrire ces vers,
Dans cette vie pleine de désespoirs
Que je cuve au comptoir de l'Hiver ;
Me suivrais-tu, juste pour voir,
Dans un tout dernier plongeon,
Sur le bitume, s'écraser sans raison
Et voir qui d'eux ou nous y perd ?
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