SORTILEGES D’AUTOMNE
En ces froidures matinales
Un soleil pâle et blafard
Lève sur la brume automnale
De blêmes rais hagards.
Paresseusement l’aube dévoile
Les fards vendémiaires de Perséphone,
Eteignant à regret les étoiles
En un murmure sourd et aphone.
L’horizon se pare de tonalités fauves et cuivrées,
Les couleurs du temps ont radié les garances,
Parsemé de touches éparses un vert safrané.
Les feuilles tourbillonnent en sylphides cadences,
La nature s’apprête à dormir
Sur une terre quelque peu endeuillée.
L’homme prend conscience qu’il se doit à mourir
Et de ses peurs il veut s’exorciser.
Ainsi en cette nuit carnavalesque
Il se revêt de masque satanique
Déjouant en apparence burlesque
Ses frayeurs fantasmagoriques.
Fantômes et zombies sanguinolents
Unissent leurs âmes perdues en dérision
Afin d’exhumer épouvante et affolement
Face à la mort, face à leurs perditions.
Se sentant toutefois bien vivant
Quoi de plus réconfortant que douceurs sucrées,
Se délecter de caramels, guimauves, bonbons fondant
En cette mascarade morbide aux angoisses conjuguées ?
En ces froidures matinales
Un soleil pâle et blafard
Lève sur la brume automnale
De blêmes rais hagards.
Paresseusement l’aube dévoile
Les fards vendémiaires de Perséphone,
Eteignant à regret les étoiles
En un murmure sourd et aphone.
L’horizon se pare de tonalités fauves et cuivrées,
Les couleurs du temps ont radié les garances,
Parsemé de touches éparses un vert safrané.
Les feuilles tourbillonnent en sylphides cadences,
La nature s’apprête à dormir
Sur une terre quelque peu endeuillée.
L’homme prend conscience qu’il se doit à mourir
Et de ses peurs il veut s’exorciser.
Ainsi en cette nuit carnavalesque
Il se revêt de masque satanique
Déjouant en apparence burlesque
Ses frayeurs fantasmagoriques.
Fantômes et zombies sanguinolents
Unissent leurs âmes perdues en dérision
Afin d’exhumer épouvante et affolement
Face à la mort, face à leurs perditions.
Se sentant toutefois bien vivant
Quoi de plus réconfortant que douceurs sucrées,
Se délecter de caramels, guimauves, bonbons fondant
En cette mascarade morbide aux angoisses conjuguées ?