Eléâzar
Maître Poète
La nuit a pris la veille après l’ami le soir
Pour venir en douceur m’endormir dans son voile
Si léger qu’il va me porter sur une étoile
Et auprès d’elle en la captant des yeux m’asseoir
Je réveillerai l’aube et sa pure blancheur
Après que je serai gavé de sa lumière
Et enfin le matin sera le déclencheur
Du lent jaillissement d’une rose trémière
Ainsi j’aurai dormi sans mes cils abaissés
Où je vis une nuit nantie d’une amie claire
Qui ne m’avait pas dit que le soleil n’éclaire
Que les vivants du jour même s’ils sont blessés.
Ne me ravissent pas les nuits également
Car certaines sont dans une noire colère
De ne pouvoir m’offrir à voir légalement
Le scintillement que la lumière tolère.
Pour venir en douceur m’endormir dans son voile
Si léger qu’il va me porter sur une étoile
Et auprès d’elle en la captant des yeux m’asseoir
Je réveillerai l’aube et sa pure blancheur
Après que je serai gavé de sa lumière
Et enfin le matin sera le déclencheur
Du lent jaillissement d’une rose trémière
Ainsi j’aurai dormi sans mes cils abaissés
Où je vis une nuit nantie d’une amie claire
Qui ne m’avait pas dit que le soleil n’éclaire
Que les vivants du jour même s’ils sont blessés.
Ne me ravissent pas les nuits également
Car certaines sont dans une noire colère
De ne pouvoir m’offrir à voir légalement
Le scintillement que la lumière tolère.