Son visage, son âme...
Ses grands yeux noirs me font peurSous ses airs de beau parleur
Il me fait dire n'importe quoi
Et je ne me contrôle pas.
Sur sa bouche se dessine ce sourire
Avec lequel je croyais me nourrir
Mais je ne vois que ses larmes
Je la connais bien cette arme.
Sa langue fourche, butte sur les mots
Il n'assume aucune de ses fautes
Son large front sous sa belle frange
Rend son regard bien plus étrange.
Je vois bien qu'il n'a rien d'un ange
Tout en lui m'étouffe, me dérange
Je le vois ancré dans ce mirroir
Je peine à garder mon sang-froid.
J'ai beau essayer de fermer les yeux
Il me pourchasse toujours mon Dieu!
Sa voix résonne dans ma tête et me tue
Je sombre, je suis perdue.
Il est là, je le vois dans le mirroir
Et ce monstre, ce n'est que moi...