Eléâzar
Maître Poète
Il descend jusqu’au fond de nous
Goûté par les yeux clos et doux,
Les mains posées sur les genoux ;
Si la parole nous endort,
Il est un trésor empli d’or
Extrait de l’extrême dehors ;
Il vient, fait signe à la tempête
Au cri qui cogne dans la tête
Que leur fracas enfin s’arrête.
Ce moment de grand privilège
Nous offre à percevoir l’arpège
D’une harpe cordée de neige.
L’indéfinissable élément,
L’imperceptible sifflement
Se déplacerait dans le vent
En buvant le bruit qu’il aspire
Mais si on en parle il expire :
Chut, écoutez, chut, il respire…
Goûté par les yeux clos et doux,
Les mains posées sur les genoux ;
Si la parole nous endort,
Il est un trésor empli d’or
Extrait de l’extrême dehors ;
Il vient, fait signe à la tempête
Au cri qui cogne dans la tête
Que leur fracas enfin s’arrête.
Ce moment de grand privilège
Nous offre à percevoir l’arpège
D’une harpe cordée de neige.
L’indéfinissable élément,
L’imperceptible sifflement
Se déplacerait dans le vent
En buvant le bruit qu’il aspire
Mais si on en parle il expire :
Chut, écoutez, chut, il respire…