Le tout est impossible en un, en un le tout n'existe pas,
Et deux, cela fait il tout? En tout cas, ça ne fait plus un.
Assis sur un banc de pierre, je te vois au loin t'en aller,
Traverser ce grand pont de lierre, couper le dernier lien.
L'eau se fend comme une prière, pour te rejoindre là bas,
Mais je suis resté perdu dans hier, aujourd'hui est un passé.
Qu'il te plaît de réveiller, croyant peut être aux souvenirs,
Je suis un dormeur éveillé, pas de rêves pour me soutenir.
Le couloir aux milliers d'espoirs, si tu le vois et oublies moi,
Je suis né matin de mon soir, préférant m'oublier dans le froid.
Comme se bat le dernier guerrier, comme se gagne le dernier combat,
Les couleurs se sont trop mélangées, quand le peintre se fait soldat.
Reste le silence de ton angoisse, et ton âme grisée d'amertume,
Et pour que mes gestes ne te froissent, je m'efface dans la brume.
Le tout est impossible en deux, mais en fait cela ne fait rien.
En tout cas il vaut mieux être un, car deux ça n'existe pas.