SI PAR HASARD
Si par hasard s'estompaient les couleurs,
Désespoir du peintre...sa palette se meurt...
Son oeuvre entière serait désormais vaine,
A la stricte conformité du noir, du blanc...
Malgré ses prières, malgré ses neuvaines
Quelle que fusse la grandeur de son talent
Il ne pourrait qu'en la grisaille se consacrer
Il ne pourrait qu'ébène et neige mélanger...
Si par hasard s'aplanissaient angles et rondeurs
La matière ferait peine...désarroi du sculpteur...
Argile, marbre, bronze devenus sans valeur
A la triste et fade platitude des formes
Malgré son bien vouloir, malgré son bien savoir,
Face à la noble sagesse de son art
Il ne pourrait que retransmettre l'informe,
Il ne pourrait que renoncer à la gloire...
Si par hasard disparaissait toute sonorité
Que deviendraient le mélomane, le musicien...
Comme des infirmes à l'impotente surdité
Ils survivraient un temps mais resteraient éteints...
Adieu les violes, les cantates et les ténors,
Les arpèges, les dièses, les bémols seraient morts,
Tout ne serait que points d'orgue, pauses et soupirs,
L'essence de la vie serait triste...à mourir...
Si par hasard s'éteignaient les mots et les rythmes,
Les vers, les strophes, les alexandrins et les rimes,
Les rondeaux, les synonymes et les sonnets,
Quel serait le triste devenir des poètes...
Ils seraient anéantis, ils seraient muets
Face à leur feuille vierge et immaculée...
Se dessécheraient et deviendraient squelettes
Plus rien à retranscrire, plus rien à dévoiler....
Épilogue : Mettre dans sa vie couleurs, formes, musiques....et poésies...Si par hasard s'estompaient les couleurs,
Désespoir du peintre...sa palette se meurt...
Son oeuvre entière serait désormais vaine,
A la stricte conformité du noir, du blanc...
Malgré ses prières, malgré ses neuvaines
Quelle que fusse la grandeur de son talent
Il ne pourrait qu'en la grisaille se consacrer
Il ne pourrait qu'ébène et neige mélanger...
Si par hasard s'aplanissaient angles et rondeurs
La matière ferait peine...désarroi du sculpteur...
Argile, marbre, bronze devenus sans valeur
A la triste et fade platitude des formes
Malgré son bien vouloir, malgré son bien savoir,
Face à la noble sagesse de son art
Il ne pourrait que retransmettre l'informe,
Il ne pourrait que renoncer à la gloire...
Si par hasard disparaissait toute sonorité
Que deviendraient le mélomane, le musicien...
Comme des infirmes à l'impotente surdité
Ils survivraient un temps mais resteraient éteints...
Adieu les violes, les cantates et les ténors,
Les arpèges, les dièses, les bémols seraient morts,
Tout ne serait que points d'orgue, pauses et soupirs,
L'essence de la vie serait triste...à mourir...
Si par hasard s'éteignaient les mots et les rythmes,
Les vers, les strophes, les alexandrins et les rimes,
Les rondeaux, les synonymes et les sonnets,
Quel serait le triste devenir des poètes...
Ils seraient anéantis, ils seraient muets
Face à leur feuille vierge et immaculée...
Se dessécheraient et deviendraient squelettes
Plus rien à retranscrire, plus rien à dévoiler....